Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
La démocratie à venir, au - delà du politique                     La démocratie à venir, au - delà du politique
Sources (*) : Au - delà du souverain, que dire du politique?               Au - delà du souverain, que dire du politique?
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2017, Page créée le 28 octobre 2017 La souveraineté, déjà, se retire

[Parler de "démocratie à venir", c'est engager la déconstruction du politique sans renoncer aux exigences de justice, de liberté, etc.]

La souveraineté, déjà, se retire
   
   
   
[La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue) [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
                 
                       

La notion de démocratie à venir apparaît chez Derrida dès les années 1980, à l'occasion des séminaires qu'il consacre au thème "Nationalité et nationalisme philosophique" à l'EHESS (1984-1988). Dans Politiques de l'amitié, un livre publié en 1994 à partir de séminaires de l'année 1988, elle est déjà mentionnée. Un entretien publié dans L'Autre Cap (daté de janvier 1989, publié en 1991), s'intitule La démocratie ajournée. Dans Sauf le nom, texte daté d'août 1991, elle est mentionnée. Dans ses dernières années (1999-2004), il aborde de plus en plus fréquemment les questions politiques par le biais de deux motifs réinterprétés autour de différents champs ou thèmes (linguistique, psychanalyse, droit, littérature, poésie, etc.) : l'au-delà du performatif et l'au-delà du souverain. Lors de sa dernière Décade à Cerisy-la-Salle (2002), intitulée simplement La démocratie à venir, Derrida prononce une conférence, La raison du plus fort (publiée dans Voyous en 2003), où il reprend et renoue les fils de ce concept. Si on l'analyse dans toutes ses implications, la démocratie à venir, considérée communément comme un concept politique, opérerait plutôt comme un concept de la déconstruction du politique - au-delà du politique.

 

1. La démocratie : ni une idée, ni un concept.

Depuis sa première annonce par les Grecs, la démocratie est en attente d'elle-même. Aucun idéal, idée ou utopie préalable ne peut la définir. Son concept étant inaccessible, indéfinissable, sans concept, on ne peut en parler démocratiquement. Comme la Khôra ou Dieu, elle ne peut se dire qu'à travers la possibilité ou les apories de la théologie négative.

 

2. La démocratie comme pouvoir : ipséité.

Dans le mot démocratie, il y a demos (peuple) et kratos (pouvoir). C'est le pouvoir d'un rassemblement, d'un peuple uni qui dit "Je peux". S'affirmant elle-même, se donnant à elle-même sa loi, elle suppose un retour quasi-circulaire sur soi, une ipséité.

 

3. La démocratie comme libre jeu, axe d'indécision.

Au centre de son concept tourne une roue libre, une liberté radicale de jeu, qui ne cesse de se différer sans jamais être elle-même. En donnant le temps qu'elle n'a pas, elle laisse advenir, méta-performativement, l'arrivance de ce qui arrive.

 

4. La démocratie comme auto-co-immunité.

La démocratie est le seul système politique qui accueille en lui-même, dans son concept, dans l'espace et dans le temps, l'auto-immunité.

 

5. Ellipse de la démocratie : plus d'un centre, et même plus de deux.

Parmi les exigences de la démocratie coexistent donc : la circularité d'un moi ou d'un peuple et la dissémination anonyme d'un indéterminé; la liberté comme maîtrise et la liberté et la liberté comme incertitude et indécision; etc. L'antinomie n'oppose pas liberté et égalité, mais le calculable et l'incalculable, le semblable et le dissemblable.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

La "démocratie à venir" est comme la khôra du politique : un espacement d'avant toute détermination, qui ne peut se dire qu'à travers les apories de la théologie négative

-

De la possibilité de la théologie négative, on peut aujourd'hui déduire une "politique", un "droit", une "morale" - un laisser-être qui oblige à mettre ces mots entre guillemets

-

Il n'y a ni idée, ni concept, ni idéal, ni essence propre, de la démocratie

-

Au centre du concept de démocratie, dans le concept même, tourne une roue libre, une liberté radicale de jeu et d'indécidabilité, plus originaire que tout pouvoir

-

La démocratie ne cesse de se différer sans jamais être elle-même, de renvoyer, dans l'urgence d'un "à venir", à la différance, à l'espacement, à l'altérité de l'autre

-

Nul ne peut parler démocratiquement de démocratie - car cela supposerait un consensus, clair et intelligible, sur le sens de ce mot

-

La démocratie est une ellipse à double centre : l'un est circulaire, ipsocentrique (le peuple), et l'autre anonyme, indéterminé (n'importe qui)

-

En démocratie, la liberté est double : comme maîtrise, elle est un pouvoir, comme axe d'incertitude ou d'indécision, elle fait trembler la démocratie même

-

L'antinomie au coeur du démocratique n'oppose pas liberté et égalité, mais deux espèces de liberté ou d'égalité : calculable (déterminable) et incalculable (inconditionnelle)

-

Le politique commence par choisir et préférer le semblable, tandis que l'éthique pure commence par respecter l'autre comme absolu dissemblable

-

En tant que pouvoir de se donner à soi-même sa loi, la démocratie suppose un retour quasi-circulaire sur soi, un "Je peux", une ipséité

-

Il faut soustraire la démocratie, seul système qui accueille en lui-même, dans son concept, l'auto-immunité, l'autocritique et la perfectibilité, à toute onto-théo-téléologie

-

A même la démocratie, le processus auto-immunitaire renvoie dans l'espace (expulsion, exclusion / accueil) et dans le temps (en retard / en avance sur elle-même)

-

La démocratie à venir, c'est la seule possibilité radicale de laisser advenir, méta-performativement, l'arrivance de ce qui arrive

-

La démocratie à venir, il faut que ça donne le temps qu'il n'y a pas

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Delain
DemoDecons

AA.BBB

SouvPolMess

MC.LMM

SouverainRetrait

LG.LLO

DerridaCheminements

QV.DE.MOV

CL_DemoDecons

Rang = OPolitiqueDemoAVenir
Genre = -