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La démocratie à venir, au - delà du politique                     La démocratie à venir, au - delà du politique
Sources (*) : Derrida, le politique               Derrida, le politique
Jacques Derrida - "Voyous - deux essais sur la raison", Ed : Galilée, 2003, pp47-48

 

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Derrida, le concept

Au centre du concept de démocratie, dans le concept même, tourne une roue libre, une liberté radicale de jeu et d'indécidabilité, plus originaire que tout pouvoir

Derrida, le concept
   
   
   
Derrida, le jeu Derrida, le jeu
Derrida, liberté, libertés               Derrida, liberté, libertés  
                       

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Jacques Derrida insiste, dans ce texte, sur les tours, détours et retours, le mot "roue" et ce qui l'entoure : révolution, rotation, torsion, cercle vicieux, alternative ou alternance (vice-versa), une fois, deux fois, chaque fois ou toutes les fois qu'on dit "fois", ou encore ce qui en dérive (le supplice de la roue, la rouerie, le rouage), etc. Pourquoi cette insistance? A cause du caractère circulaire du pouvoir qui tourne sur lui-même à partir de lui-même (ipséité), mais aussi à cause d'une particularité de la démocratie, qui tourne autour d'une vacance, d'un vide. La démocratie ne se présente pas. C'est une libre discussion, une délibération indéfinie dans une agora ou un hémicycle. Lorsqu'elle aboutit à une décision, l'événement est instantané, performatif, il arrive. La démocratie se donne souverainement sa loi et aussitôt elle peut l'excéder. Au cœur de ce mouvement rotatif, il y a un zéro, une annulation qui ouvre la possibilité d'un à-venir.

Quand Derrida parle de démocratie à-venir, ce n'est pas seulement une notion historique (il y a eu de nombreuses formes de démocratie, elle est encore multiple et elle peut évoluer), c'est un concept très singulier car il est lui-même, lui aussi, à venir. La démocratie implique l'autonomie, la liberté pour quiconque, avec son corollaire de désordres, de débordements, de licence, de libertinage, de débauche et de séduction dénoncés par ses ennemis. Sans horizon pré-déterminé, sans contour, peut-être sans principe et éventuellement sans respect pour aucune autorité, elle est plurielle, incalculable, bigarrée, bariolée, corruptrice. Si tout est permis en démocratie, si le bien se distingue difficilement du mal, si les voyous, les rusés et les roués ne sont pas réprimés, alors on a raison de craindre cette force (kratos), ce pouvoir du peuple (demos).

En démo-cratie, depuis Platon et Aristote jusqu'à aujourd'hui, "je peux" est indissociable de "je suis libre de". La liberté est présupposée, mais suspecte. On l'associe au bazar, au souk, et aussi aux femmes et aux enfants.

 

 

Qu'est-ce donc que cette liberté présupposée dans la démocratie? Jacques Derrida parle d'une liberté plus marquante, plus originaire, plus radicale que la liberté que l'opinion courante associée à la démocratie. Dans la vie courante, la liberté absolue est bornée par l'égalité. D'un être fini à l'autre, le pouvoir d'être libre se transmet, mais tous ne peuvent pas l'exercer simultanément. Il y a alternance - une autre modalité de la roue. Mais il faut quand même, avant cette liberté où le peuple se reconnaît un pouvoir, où il se constitue en communauté dont la volonté peut, par la force, instituer la loi, une liberté de principe, ce que Derrida nomme la roue libre. Il faut pour cela que le concept de démocratie - son essence, son expérience la plus archaïque - soit lui-même indéterminé. C'est cette plasticité, cette capacité d'autocritique, de transformation interminable, qui fait de la démocratie un concept toujours à venir.

Avec cette plasticité, la démocratie ne peut se dire qu'en grec, ou gréco-romain, ou gréco-chrétien, ou dans les langues européennes, ou dans son expression dans la langue politique mondialisée (mondialatinisée, dit Derrida). L'expérience montre qu'elle est difficilement traduisible en arabe ou arabo-islamique. Sous ce même mot, démocratie, on ne sait pas à l'avance ce qui va se dire. C'est un concept sans concept, une essence sans essence (p56). Dans la démocratie même, à même ce concept (p61), toute assurance fait défaut.

 


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