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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Au - delà du souverain, que dire du politique?                     Au - delà du souverain, que dire du politique?
Sources (*) : Dire obliquement l'au - delà du politique               Dire obliquement l'au - delà du politique
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2017, Page créée le 18 oct 2017 La souveraineté, déjà, se retire

[L"au-delà du souverain" a toujours été pour Derrida la voie d'entrée dans la question du politique]

La souveraineté, déjà, se retire
   
   
   
                 
                       

1. Chronologie.

Dans les années 2000, l'élaboration politique de Jacques Derrida se focalise autour d'une expression, au-delà du souverain, qui n'apparaît que tardivement dans son œuvre. Mais si l'expression est nouvelle, les problématiques sous-jacentes sont anciennes.

- en 1984-1988, le thème pluriannuel des séminaires tenus à l'EHESS est intitulé "Nationalités et nationalismes philosophiques". Quelques textes à tonalité politique sont publiés pendant cette période, dont par exemple Les yeux de la langue, en 1987, sur le théologico-politique, ou l'entretien de janvier 1989 sous-titré La démocratie ajournée, publié dans L'Autre Cap en 1991. Cette série de séminaires convergera vers Politiques de l'amitié, un livre basé sur les séances de 1988 qui ne sera publié qu'en 1994. En définissant l'amitié comme un lien sans lieu, hors de soi, atopique, exceptionnel, au-dessus des lois, inconditionnel, indivisible, bref unheimlich, au double sens heideggerien et freudien de ce mot, Derrida ouvre la problématique du souverain-non-souverain, qui cheminera ensuite dans son œuvre.

- le thème pluriannuel suivant, entre 1991 et 2003, est intitulé "Questions de responsabilité". De nombreux motifs, dont notamment l'hospitalité ou la peine de mort, touchent aux questions politiques, qui sont abordées plus franchement dans au moins deux publications, Le monolinguisme de l'autre (1992) et Spectres de Marx (1993).

- la question du politique et de son au-delà n'est abordée comme telle que dans la toute dernière période du travail de Derrida, dans les années 2000-2004. Ce cycle commence en avril 1998, avec la conférence intitulée L'université sans condition, où Derrida s'interroge sur les implications de son propre travail. En reprenant des motifs élaborés pendant les vingt années précédentes, il aboutit à des expressions plus formalisées de l'au-delà du performatif, l'au-delà du souverain et l'au-delà du politique. Le séminaire La bête et le souverain, poursuivi sur deux ans, témoigne de cette convergence. Dans cette élaboration, l'analyse du texte de Paul Celan, le Méridien, occupe l'un des centres (voir ici et cette analyse).

- une autre conférence, prononcée et publiée en 2000, Etats d'âme de la psychanalyse, occupe un autre centre de cette chronologie elliptique. Jacques Derrida s'efforce d'y penser un "au-delà" de l'"au-delà du principe de plaisir" freudien. Cet "au-delà de l'au-delà", sur une autre scène, se retire de la pulsion de mort et aussi du pouvoir souverain. Rompant avec toute économie, y compris celle de la vie, s'y affirme le principe d'une vie qui vaille plus que la vie, un principe qui gouverne aussi l'au-delà du souverain.

- vient ensuite la conférence de Cerisy-la-Salle en juillet 2002, La raison du plus fort, reprise dans Voyous, qui tourne autour d'un concept lié à l'au-delà du souverain, la démocratie à venir.

- il faut encore mentionner, en mai 2003, Genèses, généalogies, genres et le génie, où l'au-delà du souverain est associé au génie de la littérature, cette toute-puissance autre qui accorde au lecteur une faveur, une grâce : celle de lui retirer tout pouvoir de décision. Ici l'acte souverain est celui qui ôte toute souveraineté, comme s'il fallait que la souveraineté sans souveraineté vienne apporter une conclusion non conclusive à ce cycle, ou plus exactement à ce cercle ouvert.

 

2. Une mutation poético-éthique.

Comment poser, aujourd'hui, la question du politique, si l'on reconnaît à divers signes que le politique est débordé par une mutation, un mouvement qui n'a pas encore de nom? Derrida ouvre la question en revisitant Freud, qui affirmait en 1932 qu'on ne pouvait contrevenir à la pulsion de mort, au mal radical, dont il faisait l'expérience directe, que par une voie indirecte. C'était, pour Freud, la culture, et c'est, pour Derrida, un champ singulier où se croisent la pensée, la littérature, la poésie et l'éthique, où il s'oriente en privilégiant l'analyse du Méridien de Paul Celan (1960). Il fallait passer par ce lieu pour penser l'apparente opposition entre politique d'une part, au-delà du politique d'autre part.

 

3. Une mutation du politique.

L'au-delà du politique a pour nom démocratie à venir, ce croisement d'espace-temps où peut, peut-être, advenir l'arrivance de ce qui arrive.

 

 

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Propositions

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[On peut, à partir du "Méridien" de Paul Celan, penser l'"au-delà du souverain"]

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[Parler de "démocratie à venir", c'est engager la déconstruction du politique sans renoncer aux exigences de justice, de liberté, etc.]

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La démocratie à venir, c'est la seule possibilité radicale de laisser advenir, méta-performativement, l'arrivance de ce qui arrive

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