| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
| Pour les titres annoncés dans l'index, voir la liste bibliographique. | |||||||||||||||||
|
|
Van Gogh, les souliers | Van Gogh, les souliers |
|
||||||||||||||
| Source (livre) : |
|
Restituer la vue | Restituer la vue |
|
|||||||||||||
|
Jacques Derrida - "La vérité en peinture", Ed : Flammarion, 1978, p297 Chaussure (Philip Guston, 1968) - |
|
Van Gogh, la différance | Heidegger et Schapiro veulent tous deux s'approprier les chaussures peintes par Van Gogh |
Van Gogh, la différance |
|
||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
Derrida, identifications | Derrida, identifications |
|
||||||||||||||
|
Pour l'acquérir, cliquez sur le livre |
Meyer Schapiro a publié, en 1968, un article sur le commentaire fait par Heidegger vers 1935 d'un tableau de Van Gogh représentant des souliers (commentaire repris dans l'Origine de l'oeuvre d'art). Ils ont échangé des lettres à ce sujet en 1965. Heidegger déclare qu'il a vu le tableau dans une exposition à Amsterdam en 1930 - mais ne dit pas de quel tableau il s'agit. Selon Schapiro, ces chaussures sont celles de Van Gogh lui-même, un citadin, et non pas d'un paysan, comme le prétend Heidegger. Heidegger n'a fait que projeter son propre attachement à la terre sur l'oeuvre de Van Gogh. Mais Schapiro lui-même ne projette-t-il pas son déracinement? Ces deux grands professeurs se disputent pour savoir qui hante ces chaussures. Le paysan? Le citadin? A qui les attribuer? A qui faut-il les restituer? Schapiro veut les restituer à son ami Kurt Goldstein, expulsé d'Allemagne en tant que juif au moment précis où Heidegger parlait des Souliers de Van Gogh, avec tout le pathos de l'appel à la terre. Ils proposent des attributions différentes, mais tous deux disent je à propos de ces chaussures, tous deux mettent en jeu leurs identifications. Axiome de Derrida : Le désir d'attribution est un désir d'appropriation. Schapiro a tendu un piège à Heidegger afin de pouvoir se réapproprier les chaussures. Les chaussures, elles, sont détachées de tout propriétaire. Elles sont hors d'usage, anonymes, vidées, délaissées, délacées. Elles restent. |
Ces chaussures ne sont pas celles de Van Gogh, mais celles que Philip Guston dessine toujours à l'envers : celles d'un homme enterré avant même d'être mort, probablement massacré par le Ku-Klux-Klan, qui ne peut plus rien s'approprier, pas même ses propres chaussures.
|
- |
||||||||||||||
|
| Nous prions les auteurs ou détenteurs de droits d'illustrations qui n'auraient pu être contactés de nous en excuser, et nous les invitons à nous écrire. | ||||||||||||||||
Création
: Qylal |
|
Idixa
|
|
||||||||||||
|
Derrida VanGoghSouliers MS.LMM ArtsRestitPS.LLH VanGoghDifferanceMH.LMM DerridaIdentificationJN.LLJ T.appropriation Rang = PGenre = A - |
|||||||||||||||