Derrida
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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Essai sur l'alliance, entre vie et mort                     Essai sur l'alliance, entre vie et mort
Sources (*) : (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)               (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)
Pierre Delain - "Buées blanches sur le quai de l'Idve", Ed : Guilgal, 1988-2017, Page créée le 11 sept 2020 Les récits danéliens (recueils et recueillements)

[Essai sur quelques alliances, nécessaires et impossibles, entre vie et mort]

Les récits danéliens (recueils et recueillements)
   
   
   
                 
                       

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La vie la mort.

1. Autobiographie.

 ▶︎ Amarcord (Federico Fellini, 1974).

 ▶︎ Boyhood (Richard Linklater, 2014).

 ▶︎ Douleur et gloire (Pedro Almodovar, 2019).

 ▶︎ Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais, 2019).

 

2. Autothanatographie.

 ▶︎ La Jetée (Chris Marker, 1961).

 ▶︎ Gens de Dublin (John Huston, 1987).

 

3. Hétérobiographie.

 ▶︎ Barbara (Mathieu Amalric, 2017).

▶︎ Les Misérables (Ladj Ly, 2019).

 

4. Hétérothanatographie.

TU ES EN DEUIL DE TOI-MÊME, IL FAUT QUE JE TE PORTE

▶︎ Milla (Valérie Massadian, 2017).

▶︎ My dinner with Andre (Louis Malle, 1981).

▶︎ Vanya on 42nd Street (Louis Malle, 1994).

▶︎ Que le spectacle commence! (Bob Fosse, 1980).

 

5. Otobiographies.

▶︎ Un été avec Monika (Ingmar Bergman, 1953).

▶︎ Trois visages (Jafar Panahi, 2018).

 

6. Paralyse.

▶︎ Huit et demi (Federico Fellini, 1963)

▶︎ Andrei Roublev (Andrei Tarkovski, 1966).

▶︎ Heureux comme Lazzaro (Alice Rohrwacher, 2018).

 

7. Le septième moment.

▶︎ Stalker (Andrei Tarkovski, 1979).

▶︎ Mémoires d'un Juif tropical (Joseph Morder, 1984).

 

8. Le cinéma, une alliance d'un autre type.

▶︎ L'étrange affaire Angelica (Manoel de Oliveira, 2010).

▶︎ Traité de bave et d'éternité (Isidore Isou, 1951)

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On a souvent mentionné la concomitance entre l'émergence du cinéma et celle de la psychanalyse (vers 1890-1910). Avancer qu'il puisse y avoir un rapport entre le cinéma et la déconstruction est beaucoup moins évident pour plusieurs raisons. D'abord la chronologie nous aide peu, même si certaines particularités de la Nouvelle Vague peuvent être rapprochées de certains aspects de la déconstruction émergente (vers 1955-65). Ensuite Jacques Derrida, initiateur de la déconstruction, a peu écrit sur ce sujet, tardivement et sans travailler de manière approfondie sur des films comme il a pu le faire sur des textes ou sur certaines images fixes (photographie, peinture). Il a reconnu que son mode d'écriture, par montage et justaposition, pouvait être comparé à la réalisation d'un film, mais il n'a jamais vraiment développé et argumenté cette remarque. Malgré ces restrictions, le recul que nous avons aujourd'hui permet de tracer quelque chose comme un trait d'union entre les deux. Si, pour qualifier ce trait d'union, je suggère le mot alliance, c'est parce que ce mot, contrairement à celui de contrat, respecte l'hétérogénéité des deux parties. Il y a la déconstruction d'une part, le cinéma d'autre part. Je crois pouvoir montrer que dans certains films, se mettent en mouvement des alliances entre l'un et l'autre, et que par ces alliances des déplacements voire des transformations sont enclenchées dans le discours. Pour montrer cela, je propose de mettre en œuvre un type d'analyse que je voudrais nommer, au moins provisoirement, clinique déconstructive. La clinique n'est pas un soin, c'est un mode d'observation, un mode de relation à ce phénomène concret qu'est un film. S'il peut y avoir, selon moi, clinique déconstructive, c'est parce que le type de film dont je parle est déjà, lui-même, porteur de déconstruction. L'observateur prend acte de cette déconstruction, la verbalise, en propose une analyse écrite, ce qui entraîne de nouveaux déplacements et transformations.

Pour qu'il y ait alliance, il faut un élément commun, un lieu où les deux côtés, chacun selon sa modalité propre, puissent se croiser, voire s'inviter mutuellement. Il n'y a pas d'alliance sans un appel émanant des deux parties, une double invitation dissymétrique certes, mais qui puisse se rejoindre quelque part. Dans la démarche que je propose, ce lieu singulier, c'est le deuil. Il y aurait, dans le cinéma comme dans la déconstruction, un rapport singulier au deuil qui offrirait une sorte de base, de fondement, à la relation dissymétrique dont je parle. On dit souvent du cinéma, comme de la déconstruction, qu'ils entretiennent un rapport unique, insistant, à la mort. Pour l'un comme pour l'autre, de nombreux auteurs ont développé cette thèse, et il ne s'agit nullement ici de les contredire, au contraire. Mais je voudrais soutenir une hypothèse complémentaire ou supplémentaire, qui peut sembler contre-intuitive : c'est que le deuil ne serait pas la conséquence de la mort, il ne viendrait pas après, mais avant. Il pourrait l'anticiper, la précéder, l'ignorer, ou même s'en passer complètement. C'est une chose que l'on ne peut pas démontrer théoriquement ni logiquement, mais qu'on peut repérer dans les films, à même les films. C'est donc à partir des films, chaque film unique, que j'essaierai de l'analyser. J'en viendrai ensuite, dans un second temps, à la mort.

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Propositions

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[Il y a toujours, dans une photographie, le risque de perdre le référent - ce qui génère une productivité infinie]

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Amarcord (Federico Fellini, 1974) - Où une fiction circulaire scelle l'alliance autobiographique du cinéma avec un "je"

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Boyhood (Richard Linklater, 2014) - Entre une vie, un récit, une fiction, les bordures sont vivantes : incertaines, changeantes, imprévisibles

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Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais, 2019) - Il faut, pour se débarrasser d'une addiction aux écrans, faire un film

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La Jetée (Chris Marker 1963) - L'instant pour moi le plus décisif, celui dont je désire le retour avec le plus d'intensité, c'est celui de "ma mort", que je n'ai pas vécue

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"Gens de Dublin" ou "The Dead" (John Huston, 1987) - le film qui fait entendre la phrase : "Je suis mort"

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Barbara (Mathieu Amalric, 2017) - Une hétérobiographie où, autour du secret préservé de l'autre, prolifèrent les autobiographies

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Les Misérables (Ladj Ly, 2019) - Le souverain de banlieue, ce jeune (lionceau) incontrôlable, introduit l'imprévisible, l'incalculable, dans le lieu clos de la cité

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Milla (Valérie Massadian, 2017) : une alliance réitérée : "La vie le mort" / "le mort la vie"

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My dinner with Andre (Louis Malle, 1981) - Je voudrais apprendre à vivre, enfin

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Vanya on 42nd Street (Louis Malle, 1994) - Ni fiction, ni documentaire, ni théâtre, ni cinéma, ni genre déterminé - aporétique comme la mort

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Que le spectacle commence! (Bob Fosse, 1980) - On ne peut pas se préparer à la mort, tout ce qu'on peut faire, c'est en exiger toujours plus, plus encore que la vie

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Un été avec Monika (film d'Ingmar Bergman, 1953) - Un regard dans le film en appelle au-delà du film à un autre regard qui témoigne d'une alliance oto-biographique

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Trois visages (Jafar Panahi, 2018) - Tout commence par un appel, "Je suis morte" : pour que le visage qui précède introduise à celui qui, déjà passé, reste à venir

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Huit et demi (Federico Fellini, 1963) - La paralyse - ce temps de fermentation ou de bouillonnement qui est aussi la khôra du réalisateur

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Heureux comme Lazzaro (Alice Rohrwacher, 2018) - Tu répondras à l'autre, dans l'irresponsabilité la plus absolue

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Stalker (Andreï Tarkovski, 1979) - "Viens!" dit le lieu sans vérité, sans contenu, qui en appelle aux croyances sans les déterminer

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Mémoires d'un Juif tropical (Joseph Morder, 1984) - Il aura fallu dire "Je suis mort" pour que commence la vie en plus, la vie supplémentée par l'oeuvre, plus que la vie

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L'étrange affaire Angélica (Manoel de Oliveira, 2010) : l'ange vivant de la mort appelle le photographe, il lui donne accès à un monde sans deuil, ni devoir, ni dette

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Traité de bave et d'éternité (Isidore Isou, 1951) : Le cinéma est un art discrépant, où sons, images, significations, etc., quoique simultanés, ne parviennent pas à s'accorder

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Dans "Bird People" (film de Pascale Ferran, 2014), le moineau est la figure médiatrice qui invite à se transformer - en-deça de toute décision et au-delà de toute souveraineté

 


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