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Le récit de l'Orloeuvre

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'oeuvre supplée l'origine                     L'oeuvre supplée l'origine
Sources (*) : L'archi - oeuvre               L'archi - oeuvre
Colette Jeudon - "L'archi-oeuvre", Ed : Galgal, 2011, Page créée le 17 février 2011

 

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Oeuvres : répondre de l'unique

[Une oeuvre vient à la place d'une origine qui n'a jamais existé]

Oeuvres : répondre de l'unique
   
   
   
                 
                       

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Pour définir ce qu'on entend ici par "originaire", on peut être tenté par la théologie négative. Il ne s'agit ni de chronologie, ni de génétique, ni de logique, ni de linguistique, encore moins d'émergence ex nihilo, de création ou de point d'origine (cartésien). Mais alors pourquoi utiliser ce mot? Tout se passe comme si l'origine avait disparu, comme si la trace en avait été perdue ou encore comme si l'oeuvre, qu'on peut ici appeler archi-oeuvre, en était un vestige. Une oeuvre, quelle qu'elle soit, ne serait-il qu'un vestige de ce qui n'a jamais existé?

Après tout, ce n'est jamais que le principe même de la fable. Les bêtes parlantes d'Esope ou de La Fontaine n'ont jamais existé, et pourtant elles viennent d'en-deça du réel, elles disent le vrai.

Quelque chose d'inaccessible m'incite à dire "Oui". D'où vient ce voisinage étrange entre un sentiment de déjà-vu/déjà-connu et une impression de rencontre avec un lieu inconnu? Devant une toile de Rothko, par exemple, je ne peux pas dire "Non". J'y réponds comme Abraham devant la voix : "Oui, me voici, je suis ici, je suis prêt". J'ignore le contenu de ce qui fait retour, mais j'acquiesce. Je suis l'héritier de cela et je dois en rendre compte. Ce quelque chose d'incompréhensible et d'ineffaçable exige mon attention. Je le croyais disparu, mais il a survécu jusqu'à maintenant. Comment refuser ma confiance en cette voix silencieuse, comment me dérober à l'accueil de cette chose qui s'adresse à moi?

 

 

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Propositions

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[Dans l'oeuvre, un mouvement d'archi-écriture se dérobe à toute appartenance à l'art : l'archi-oeuvre]

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Une lumière qui émane de la toile même semble venir d'un lieu inconnu - inconnaissable

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Un Oui originaire, acquiescement donné à quelque présentation de soi, survit à toutes les négativités

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L'oeuvre [d'art] suppose un acte de confiance, d'accueil du monde, qui engage dans la langue et le discours

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Un accueil silencieux de la chose ou du visage (fiabilité pré-originaire) est le préalable de tout contrat symbolique

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La bête parlante ouvre un écart à l'origine (espacement, retardement, distanciation); la fable qui raconte son histoire fait venir le langage

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[L'oeuvre s'écrit à même le subjectile]

 

 

 


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