a) Thèse.
Internet est un monde capable de s'auto-produire, de fabriquer son propre référent et de donner naissance à une perspective numérique qui s'auto-légitime. C'est une révolution, une rupture par rapport aux univers qui l'ont précédé. On peut désormais concevoir qu'une machine produise ses propres lois, voire sa subjectivité.
Contrairement à la photographie ou au cinéma, l'image numérique n'a pas de référent. Elle illustre un monde doté de qualités propres.
Comme toute machine, le monde numérique brouille la distinction du vrai et du faux.
b) Contre-thèse.
L'autoréférentialité du monde numérique n'est qu'illusion. L'Internet porte des enjeux externes (sociaux, politiques, économiques, etc...). Sa dimension virtuelle ne lui est pas intrinsèque : elle est projetée par l'usager. Il a des limites, des clôtures. |