|
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||
|
|
Le monde numérique | Le monde numérique |
|
||||||||||||||
| Source : |
|
La photo, art mortifère | La photo, art mortifère |
|
|||||||||||||
|
A partir de notes prises lors d'une intervention de Christian Caujolle au séminaire de Georges Didi-Huberman, le 19 mars 2007. |
|
Le cinéma comme appareillage | La révolution de l'image numérique, c'est qu'il n'y a pas nécessairement de référent, contrairement à la photographie et au cinéma |
Le cinéma comme appareillage |
|
||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||
Aujourd'hui les candidats aux élections fournissent directement aux télévisions les images qu'ils veulent montrer. Il n'y a plus de distance entre l'information et la propagande. L'enjeu de la lecture des images est un enjeu de démocratie. Avec la photo et le cinéma, il y a nécessairement un monde existant (un référent), mais ce n'est plus obligatoire avec l'image numérique. C'est une révolution radicale. On voit les reproductions imprimées des photographies, leur utilisation pour un propos qui est ce qu'il est, pas les photos elles-mêmes. La photo est imprécise. Elle dépend du réel qui permet qu'on la réalise, elle est incapable de dire quoique ce soit de précis sur ce réel, et en même temps elle ne ment pas. Tension étrange. La photo ne sait rien dire d'autre que : "Je suis une photographie". Toute utilisation d'une photo est une production de sens. Selon la façon dont on la publie ou on la montre, elle n'est pas lue de la même manière. La lecture sur écran est encore différente : la lumière vient de derrière (c'est comme si tous les murs étaient franchissables). Dans notre société, nous sommes toujours régis par les textes. Tous les décisionnaires de la presse viennent du monde de l'écriture, pas de l'image. Il y a deux producteurs de sens de la photo : celui qui la met en scène (du cadrage à la musique d'accompagnement, etc...) et celui qui la regarde. Entre l'émetteur et le récepteur se joue la question du sens. |
Il y a une contradiction dans le propos de Christian Caujolle. Il dit que la photo numérique n'a pas de référent tandis que la photo traditionnelle en avait. Mais il dit aussi que la photo ne dit rien d'autre que ce qu'on lui fait dire. Où est la différence alors? La photo analogique est le résultat d'une empreinte. Quel que soit le discours qui l'accompagne et les manipulations dont elle fait l'objet, on suppose qu'il y a toujours en elle un reste de ce dont elle est tirée. Selon Derrida, ce reste n'est qu'un effet de réel, pas un réel. Une photo analogique n'est pas différente d'une photo numérique, d'une peinture ou d'un texte : s'il y a référence, ce ne peut être qu'au nom de la vérité. |
||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
Création
: Qylal |
|
Idixa
|
|
||||||||||||
|
Auteurs InternetMonde DI.LLI ArtPhotoRN.LLN CinemaTechniqueFE.LLE T.référent | |||||||||||||||