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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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La dissémination | La dissémination |
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| Source : |
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| Jacques Derrida - "La Dissémination", Ed : Seuil, 1972, p346 | Le I (majuscule) dissémine d'avance l'unité du sens |
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Derrida distingue le (i) minuscule du (I) majuscule. Il reprendra cette distinction dix ans plus tard dans Circonfession (p72). Quelle différence? Dans le premier cas le point est suspendu au-dessus de la lettre, dans le second cas il a disparu. il est effacé, perdu, ailleurs, disséminé. On ne voit qu'un trait vertical, une unité (apparente), un reste, le reste de l'éclatement du sens, ce qui simule une castration. Si le (I) majuscule de Mallarmé se déploie selon la rime : Idée/orchidée/décidée, et non pas selon le sens, c'est parce que l'idée de Mallarmé n'est pas l'idée de Platon. Elle est I+Dé (le coup de dés), elle sépare le I anglais, qui signifie Je, de son écho. Le (i) s'irise dans la verticale - la lettre (i) et le point d'exclamation (!) sont des traits verticaux - de préférence à l'horizontale - points de suspension (...) -. Mallarmé préfère la verticalité du coup (coupure, déchirement) à l'horizontalité du continu. |
Le trait vertical détaché de son point (le I majuscule) évoque la dissémination. Derrida parle d'"émajusculation" à propos de la lettre (a) de la différance (Marges p29). La différance n'est pas un kérygme : on ne peut pas la nommer, l'annoncer prophétiquement. La lettre (a) de différance, écrite en majuscule, A, cacherait un innommable. De même le I majuscule, oubliant le point du (i) minuscule, représenterait l'unité du sens si l'on oubliait qu'il suppose, disséminé à l'avance, la répétition des points. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaDissemination EY.UIJ |
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