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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Sur l'art contemporain | Sur l'art contemporain |
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L'espace de dissémination |
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L'espace de dissémination |
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| Manuelle Astorba - "La contamination des corps", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 20 février 2002 |
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L'image amplifie le pathos | L'art contemporain subit l'attraction/répulsion d'un trou esthésique |
L'image amplifie le pathos |
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Esthésie | Esthésie |
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La perspective la plus proche | La perspective la plus proche |
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Lextraordinaire mutation de la peinture moderne entre 1865 et 1914 peut se présenter comme un retour à la sensation. Cela ne signifie évidemment pas que la sensation picturale avait auparavant disparu, ni même quelle ait été menacée! (quoiquun certain académisme...) Cela signifie quon a ressenti, pour une raison ou une autre, un désir dy faire retour, et quon a joint lacte à la parole. Que ce désir se soit présenté sous lhabit de lexpressionnisme, du primitivisme, du réalisme, du japonisme, du symbolisme (nabi ou pas), de limpressionnisme ou dun autre isme ne change pas grandchose à laffaire. Certains parmi les peintres, dhorizons très divers, de Gauguin à Kandinsky, ont cru nécessaire de restaurer la sensation, ou même, plus radicalement encore, de la réinventer. Et voilà, ils y ont réussi! Cest cela, cette réussite, quil faut analyser. Ce qui est paradoxal dans cette évolution, cest quelle aboutit à la fois à lexpression très forte, voire violente, de toutes les sensations et de tous les sens, et à leur exclusion progressive dautres pratiques artistiques, voire parfois des mêmes, qui en sont comme le pendant. Prenons le cas des Nabis. Talisman, de Sérusier, se veut une oeuvre purement sensorielle. Mais la pratique des Nabis évolue vers le symbolisme. Autre cas, encore plus frappant : celui de Kandinsky. Kandinsky aura toujours affirmé la prévalence sensorielle de la couleur. Mais cest le plus spirituel des artistes. Il va au bout de sa démarche. Inversement, Duchamp, si peu sensoriel dans La mariée et ses célibataires, même, joue dans sa dernière oeuvre de leffet inverse. Le même parcours est suivi dans dautres domaines de lart, comme la musique. Le jazz, le rock et leurs avatars ont pour horizon un vécu immédiat (rythmique, vibratoire et berçant), exactement contre-balancé par certaines tendances contemporaines qui réussissent avec une étrange efficacité à exténuer lesthésie de la vie sociale. C'est un point particulier, un point singulier, qui attire et repousse à la fois. Quand ce point est attractif, lart vise la sensation pure. Tous les moyens concevables sont explorés, de la performance corporelle à lusage massif des couleurs ou des sons. Quand ce point est répulsif, on atteint une quasi-perfection dans leffacement de la sensation. Entre les deux dimensions, léquilibre est instable. Mais dans tous les cas, on ny échappe pas. Difficile de repérer les origines historiques du trouage. Elles remontent certainement aux débuts de la modernité. Il y a dans les années 1890-1910 quelque chose comme un basculement. Ce passage exerce encore aujourdhui une fascination intacte. Alors que Lessing avait fondé lart moderne sur lidée de séparation de la peinture et de la poésie, on revient au début du vingtième siècle à un rapprochement étroit des différents arts. Tous les arts se croisent quelque part, mais où? Je suppose lexistence de ce point singulier que jappelle trou esthésique. Ce point nest pas le seul point de croisement. Jespère bien en décrire dautres. Mais il est le lieu de phénomènes assez particuliers et déterminants, qui en font un point central. A partir de ce point, une nouvelle perspective peut se développer, que jappelle perspective immédiate. La perspective immédiate prend son départ dans une esthésie de tous les sens. Dans une culture esthésique où prime la sensation, la parole ne peut pas se présenter de la même façon que dans les cultures où prévalent lautorité et le commandement. Elle prend la forme de voix. Cest ce quavait pressenti, par exemple, Schwitters dans son Ursonate (ou Freud). La voix est un compromis qui permet de participer à lesthésie, de révéler le trou tout en le masquant. On trouve de très nombreuses références à ce trou dans les années 1890-1914. Exemples : - Scriabine hallucine une synthèse esthésique fondée sur de mystérieuses relations entre sons et couleurs, comme de nombreux contemporains (Kandinsky, Klee). Il a développé vers 1910-12 son projet de Misterium, qui devait "allier toutes les séductions des sens, sons, danses, lumières et parfums, en un rituel qui devait être célébré dans un temple hémisphérique". - lexpressionnisme. - Picasso reflète de façon incroyablement précise lambivalence du trou. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Manuelle ArtCtp IT.ROU MQiEDissVK.EST IVocalPathosCG.LLL IVocalEsthesieCM.LLI IVocalImmediatUC.BAO W.artCtp.emotion Rang = R |
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