Projet
Derrida
Art
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
         
 
         
Boutique
Le récit de l'Orloeuvre

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Oeuvre, surabondance                     Oeuvre, surabondance
Sources (*) : L'archi - oeuvre               L'archi - oeuvre
Yolande Quicherat - "Gifler le réel", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 3 mars 2011

 

-

Oeuvres : répondre de l'unique

[Il y a dans l'oeuvre une surabondance qui précède tout savoir, toute vision]

Oeuvres : répondre de l'unique
   
   
   
Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
                 
                       

logo

Cliquer pour accéder à son texte

 

La prise de distance avec le référent est souvent associée à l'émergence de l'art moderne. A partir d'un certain moment, l'art s'est voulu autonome. Pour affirmer l'oeuvre dans sa pureté, il fallait la retrancher du monde, l'éloigner de toute représentation, imitation ou prise de position : l'art pour l'art récusait toute fonction sociale de l'oeuvre, il rejetait tout critère externe, tout discours et toute norme instituée. Clement Greenberg a défini le modernisme comme ce courant où chaque tendance de l'art doit toujours aller jusqu'au bout de ses propres règles. Cette dynamique moderniste était à l'oeuvre dès les débuts de la modernité : on la trouve, par exemple, chez Mallarmé, et c'est elle qui préside à l'émergence des arts abstraits. Mais déjà Greenberg avait repéré des phénomènes pour lui déplorables, comme l'émergence du Pop Art, l'extraordinaire diffusion du "kitsch" (avant même que certains théoriciens comme Frederick Jameson ne célèbrent le postmoderne sur le cadavre du modernisme greenbergien). La culture du simulacre semblait prendre acte de la perte définitive du référent.

Mais cette description ne vaut-elle que pour l'oeuvre moderne? On peut avancer une autre hypothèse : le lien entre multiplication des signes et perte du référent, entre simulacre et retrait de la chose, ne serait pas spécifiquement lié à la modernité. Il y aurait dans l'oeuvre, avant toute vision, toute perception, avant même tout savoir, une surabondance. Hegel l'avait repérée dans ce qu'il appelait le plérôme de l'amour, cet belle oeuvre par laquelle Marie-Madeleine, la pécheresse, avait pu annuler la tyrannie de la loi.

Ce serait cette surabondance qui, dans le dessin, rendrait la vue, ou bien produirait, dans l'écriture, une plus-value infinie.

 

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Il y a dans l'écriture ou le dessin un "rendre la vue" : don, surabondance, reconnaissance qui précède le savoir, recevoir avant de voir, bénédiction

-

L'economimesis est une économie générale où la voix (la parole, la poésie ou l'art) donne sans recevoir d'autre salaire qu'une surabondance infinie

-

[L'oeuvre accueille en elle le référent; elle le crypte, le fabrique, le réinvente, le met en mouvement]

-

[Avec ou sans ressemblance ou imitation, l'oeuvre fait proliférer la mimesis]

-

["Je suis une oeuvre", dit l'oeuvre, cette mise en abyme]

-

[Le postmoderne est un soulagement, un déblocage, la libération d'une nouvelle productivité que le modernisme avait gelée]

-

Hegel en appelle au plérôme de l'amour, cette "belle oeuvre" de Marie-Madeleine la pécheresse, dont la surabondance peut seule briser le cercle de la loi

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Yolande
ArchiOeuvreProlif

AA.BBB

MQiArchiOeuvre

BC.NNK

FilOrloeuvre

I.BC.NND

ConceptOrloeuvre

LD.LLD

ID_ArchiOeuvreProlif

Rang = VAO-03000
Genre = MR - IB