Derrida
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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Artaud                     Derrida, Artaud
Sources (*) : Derrida, fantasme, conjuration, exorcisme               Derrida, fantasme, conjuration, exorcisme
Jacques Derrida - "Forcener le subjectile", Ed : Gallimard, 1986, pp75-79

 

Assassiner la magie, dernier projet d'Artaud (1948) -

Derrida, le subjectile

Par ses oeuvres, Artaud entend conjurer tout ce qui les trahit : le subjectile, le système des Beaux-Arts, le supplément étranger

Derrida, le subjectile
   
   
   
Le "faire œuvre" ambigu d'Antonin Artaud Le "faire œuvre" ambigu d'Antonin Artaud
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Artaud proteste contre l'expropriation qu'il croit - non sans raison, car nul n'y échappe - avoir subie à la naissance. Il proteste à travers ses oeuvres, mais en même temps, il est en altercation avec elles. Elles sont le corps qu'il veut se réapproprier, mais elles sont aussi des objets étrangers, supplémentaires. Il peut s'appuyer sur la matérialité du dessin ou de la peinture (le subjectile), il peut tenter d'en faire un corps vivant, en mouvement, mais le dessin sera aussi une tombe, une matière morte, alors il la dénonce elle aussi, il veut la détruire.

A cette double contrainte auto-immunitaire, il ne peut échapper que par l'exorcisme. Il veut déjouer l'autorité, toute autorité y compris la compétence technique des Beaux-Arts, et y compris l'oeuvre. Le subjectile révèle la vérité, il la dissimule et aussi la trahit, comme si une force travaillait sous la surface du dessin et provoquait l'impuissance d'Artaud, sa défaillance, sa maladresse. Le support est une réalité morte, gisante, inassimilable, et aussi empoisonnée, maléfique. Un esprit crie vengeance, il s'exprime. L'expression n'est pas chez Artaud un rapport du sujet à l'objet, mais la production violente d'une réalité nouvelle qui donne voix à cet esprit et le conjure : l'oeuvre. La cruauté déchire le subjectile (toile, voile, papier ou mur), s'acharne contre lui. Cet acte ne peut avoir lieu qu'une fois, chaque fois une fois [comme ces 50 dessins qu'il voulait réunir pour assassiner 50 fois la magie].

La dernière page du dernier cahier d'Antonin Artaud (1948), avec le titre de son dernier projet : 50 dessins pour assassiner la magie (40 ans plus tard, Paule Thévenin fit prendre forme à ce projet).

 

 

Transcription du texte manuscrit : 50 dessins pour assassiner la magie. Il ne s'agit pas là de dessins / au propre sens du terme, d'une incorporation quelconque de la réalité par le dessin. Ils ne sont pas une tentative pour renouveler / l'art / auquel je n'ai jamais cru / du dessin / non / mais pour les comprendre il faut les situer d'abord / ce sont 50 dessins pris à des cahiers de notes / littéraires / poétiques / psychologiques, physiologiques, magiques surtout / magiques d'abord et par-dessus tout.

 


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