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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, Artaud | Derrida, Artaud |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Jacques Derrida - "L'écriture et la différence", Ed : Seuil, 1967, p261-2 | Artaud a voulu interdire que sa parole soit soufflée loin de son corps, c'est-à-dire dérobée, inspirée depuis la différance d'une autre voix |
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Antonin Artaud n'hérite de personne et ne veut pas avoir d'héritier. Sa parole réside dans son souffle, et ne peut pas y échapper. Aucun commentateur, ni auditeur ni lecteur, ne peut voler cette parole, c'est-à-dire en faire un discours (car, pour Artaud, le discours c'est le vol) ou une oeuvre. Il détruit, d'un même geste, l'inspiration poétique et l'économie de l'art traditionnel, et aussi la métaphysique, la religion, l'esthétique etc..., tout ce qui peut offrir un abri pour que se déploient les différences. Dans le théatre classique, un souffleur invisible détient un texte déjà écrit indépendamment de l'interprète. Cette réception par l'acteur d'un texte étranger met en oeuvre une structure de différance (mon être est un mouvement de différenciation par rapport au texte que je reçois) est inacceptable pour Artaud. Artaud ne veut pas qu'on lui souffle quoi que ce soit, seul son propre souffle (celui de son corps) est légitime. |
Elisabeth Roudinesco affirme qu'on trouve ici la première mention du mot "différance", avec un (a) à la place du (e), dans les écrits de Derrida. Ce n'est pas ce qui découle de l'examen des textes, tel qu'il est explicité ici, même si l'on peut défendre l'idée que la fascination de Derrida pour Artaud est liée quelque part à son positionnement comme envers de la différance. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaArtaud JU.ROP |
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