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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Merleau-Ponty, la peinture | Merleau-Ponty, la peinture |
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| Source (livre) : |
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Merleau-Ponty | Merleau-Ponty |
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| Maurice Merleau-Ponty - "L'oeil et l'esprit", Ed : Gallimard, 1964, |
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Plaider pour la peinture | [La peinture ne célèbre jamais d'autre énigme que celle de la visibilité] |
Plaider pour la peinture |
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Merleau-Ponty, la vision | Merleau-Ponty, la vision |
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Mon corps est à la fois voyant et visible. Il regarde et peut aussi se regarder. Il se voit voyant, il est visible et sensible pour soi-même. Celui qui se voit est inhérent à ce qui se voit; il est un visible qui se met à voir. Les choses sont un prolongement de lui-même, elles font partie de sa chair. Dans la peinture, ce n'est pas l'objet qui se voit, c'est le visible. Dans un corps humain se recroisent l'oeil et l'autre, le touchant et le touché. La peinture en illustre l'énigme : sa vision se fait au milieu des choses (car le corps, lui aussi, est une chose). C'est un feu qui ne cesse de brûler. L'image n'est pas une copie. Elle rend possible la duplicité du sentir. Sa visibilité manifeste se double d'une visibilité secrète : je ne vois pas les choses dehors, elles sont présentes en moi dans leur Être. L'urgence de la peinture, c'est de restituer un certain impact du monde par les traces de la main. Cézanne vivait dans cette urgence. Ses tableaux ne montraient rien d'autre que les choses se faisant choses et le monde se faisant monde. Voir, c'est avoir à distance, c'est rendre visibles les aspects de l'Être pour entrer dans cette possession. Le monde est complet en n'étant que partiel. C'est une sorte de folie ou de magie. Le délire visuel donne existence visible à ce que la vision profane croit invisible. Il peut susciter, sans recourir à aucun artefact ni perspective, une impression de profondeur. Descartes a pensé éliminer l'énigme de la vision (p51). Il n'y a pas pour lui de vision sans pensée. Mais il ne suffit pas de penser pour voir. La vision apparaît à l'occasion de ce qui arrive dans le corps : une pesanteur, une dépendance, une intrusion du dehors. Jean-François Lyotard traduit cela en disant que la peinture a la force de représenter la visibilité même. la bordure du langage (le sens, le sensible) est un espace de désignation. |
-------------- Propositions -------------- -La vision du peintre fait naître un instant du monde où le visible se voit comme dans un miroir -Tout l'effort moderne de la peinture pour se dégager de l'illusionnisme a une signification métaphysique : la profondeur que Cézanne a recherchée toute sa vie -Dans la peinture de Cézanne, le tableau n'est spectacle de rien : il montre comment les choses se font choses et le monde monde -En apportant son corps, en le prêtant au monde, le peintre change le monde -Le peintre, quel qu'il soit, pendant qu'il peint, pratique une théorie magique de la vision -Il y a dans l'occupation du peintre une urgence qui passe toute autre urgence, un droit de regard sur toute chose sans aucun devoir d'appréciation |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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MerleauPonty MerleauPeinture AA.BBB MerleauParcoursCP.LLO ArtPeintureVE.LVE MerleauVisionJP.LJP CV_MerleauPeinture Rang = M |
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