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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
| Pour les titres annoncés dans l'index, voir la liste bibliographique. | |||||||||||||||||
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Derrida, dédoublement | Derrida, dédoublement |
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| Source (livre) : |
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Derrida, sur sa vie | Derrida, sur sa vie |
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| Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, pp256-8 | Derrida se sent double car il est presque le jumeau d'un frère mort |
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Derrida Jacques ou Jacob (prénom : Elie) n'a pas, selon lui, succédé à son frère René (prénom : Abraham) de 5 ans son aîné, mais au frère qui l'a précédé d'un an, Paul (prénom : Moïse), mort d'une cause inconnue. Par ailleurs, si l'on ne tient pas compte de sa soeur Janine (Félicité, elle vient en plus), il précède un autre frère, Norbert (prénom : Pinhas), mort lui aussi à l'âge de deux ans, quand Jacques en avait dix. Sans parler de son cousin Jean-Pierre, mort écrasé par une voiture quand il avait 5 ans. Entre-deux (ou trois) frères morts, il se substitue à eux [il devient quatrième]. Longue est la série et lourde la culpabilité pour des crimes qu'on n'a pas commis (p274). Jacques ignorant l'existence de Paul, sa jalousie se fixe sur René. Parallèle biblique : de même que la bénédiction d'Isaac est donnée à Jacob, frère jumeau venu en second, c'est Jacques qui se pose en héritier. Ce n'est pas l'un ou l'autre, mais l'un et l'autre. Jacob est Jacques et aussi Paul (Esaü, ancêtre des chrétiens). Il est Jacques, et aussi Isaac. Il est l'objet du sacrifice (ou de la ligature) (p272) et aussi Abraham. Il est double, clivé, mort et vif, préféré et exclu, juif et non-juif. Au bout du compte (p262) il retient quatre noms, double de doubles, précise-t-il : (Esaü/Jacob) / (Moïse/Abraham). Dans les deux cas le premier terme est le frère Paul (Moïse dit Esaü), le deuxième terme l'oppose à son frère aîné (Jacob/Abraham), et le troisième (Elie) est effacé. |
On peut rapprocher cette fratrie fracturée de la place du double et de ses variantes (dédoublement, duplicité, hymen, dissémination, auto-affection, etc... ) dans l'oeuvre du philosophe. Il explique dans Circonfession qu'il a toujours tourné autour de la circoncision. On pourrait dire qu'il a toujours tourné autour du double [de sa propre exappropriation], jusqu'à dédoubler la circoncision même. La présence d'un frère mort est racontée, d'une autre façon, dans le film de Claude Miller, Le secret. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaDouble VD.LLV DerridaBiographie1930.CA.LLO T.dédoublement Rang = P |
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