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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Art, éthique | Art, éthique |
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| Source (livre) : |
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Communauté vocale |
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| Jacques Rancière - "Malaise dans l'esthétique", Ed : Galilée, 2004, p159 | L'art actuel tend à témoigner d'une commune appartenance éthique |
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Le tournant éthique contemporain tend à effacer les clivages dans la politique et dans l'art. Un consensus sur l'exigence d'une justice infinie efface les différences au profit de l'indistinction éthique. Deux courants dans l'art se développent : - au service du lien social. L'espace de l'art vaut comme mimesis de l'espace commun, de la grande communauté dans laquelle nous sommes pris avec tous les "specimen d'humanité", et dont il faut réparer les failles. Les éléments hétérogènes introduits dans l'oeuvre ne soulignent pas les conflits, mais rassemblent dans une opération positive d'archivage. Le collage ne signifie plus le choc des contraires, comme dans les années 60, mais leur fusion. - témoignant interminablement de la catastrophe. Les images se radicalisent pour montrer l'irreprésentable ou le mal infini. Déjà Lessing disait que la souffrance du Laocoon était, par principe, irreprésentable en sculpture. Cette impossibilité déclarée couvre aussi une interdiction, par exemple quand on exclut de proposer une imitation des camps d'extermination à la jouissance esthétique. Dire que l'événement inouï de l'extermination appelle un art nouveau (Wajcman), un art de l'irreprésentable, c'est normer l'art moderne comme tel. Ce sont les normes de l'art qui appellent l'irreprésentable, pas l'événement lui-même, même s'il n'est réductible à aucune cause rationnelle. Ces deux courants renoncent à la radicalité esthétique, l'un de manière soft en l'accommodant (art relationnel), l'autre de manière hard en la renversant. |
Pour mettre sur le même plan deux phénomènes radicalement différents, l'art relationnel et l'art de l'irreprésentable, Rancière, doit les rabattre sur une notion fabriquée sur mesure, l'éthique. Quel est en effet, selon lui, le point commun entre ces deux courants de l'art actuel? Aucun des deux n'admet le postulat de base de Rancière, qui est que le conflit politique est la base et le fondement de toutes les productions humaines, y compris l'art. S'il n'y a pas de conflictualité mais des relations (art relationnel), ou bien si des actes, des choses ou des événements échappent à l'explication politique (art de l'irrépresentable), cela signifie que ces courants de l'art ont un défaut rédhibitoire. Lequel? Effacer les clivages de la politique. Si j'efface ces clivages, c'est que je suis consensuel, et donc éthique. Que cette éthique soit irréductible à toute loi morale importe peu puisqu'il s'agit, selon Rancière, d'une autre éthique, au-delà de la loi, c'est-à-dire indistincte. Tel est l'ennemi, l'indistinction. Tout ce qui n'est pas réductible à la distinction politique est indistinct, et donc éthique, et donc bushien, pro-impéraliste, etc... Cela explique l'étonnante comparaison faite p162 entre l'irreprésentable esthétique et la terreur politique. Quel est leur point commun? Ils ne distinguent pas entre le droit et le fait. En d'autres termes, ils ne se soumettent pas à la loi. Quelle loi? Celle d'un certain logos, largement mis en oeuvre au 20ème siècle, qui porte la croyance selon laquelle toute différence est "en son essence", politique, et n'est donc explicable et représentable qu'à partir de la politique (dissimulée parfois par un changement de sexe qui ne trompe personne, "le politique"). |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Ranciere ArtEthique DE.KAO VoixCommunauteOE.LOE T.ethique Rang = L |
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