| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Art, politique | Art, politique |
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| Source (livre) : | |||||||||||||||||
| Jacques Rancière - "Malaise dans l'esthétique", Ed : Galilée, 2004, p49 | La politique de l'art actuel est une métapolitique : venir à bout du dissensus politique en changeant de scène |
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Si l'art actuel est politique, ce n'est pas parce qu'il vient au secours de l'émancipation. C'est parce qu'il contribue à mettre en place un régime esthétique où les nouvelles formes rejoignent une nécessité intérieure, un décor nouveau de la vie, un nouveau partage du sensible fondé sur l'égalité. Il n'y a pas de conflit entre la pureté de l'art et cette politique. L'oeuvre d'art, par exemple un poème de Mallarmé ou une statue, est un mouvement évanescent, clos sur lui-même, autonome, inaccessible. On ne peut la posséder en aucune manière. Son apparence est étrange. Elle dessine un autre espace commun, celui d'une communauté libre, qui ne connaît pas de séparation entre la vie quotidienne, l'art, la politique ou la religion (p52). Elle est une promesse politique, celle d'une jouissance esthétique où la volonté humaine contemple la matière comme le reflet de sa propre activité. Mais l'accomplissement de la promesse est porteur d'une contradiction : elle supprime l'art en le transformant en une forme de vie. Si les champions de l'autonomie de l'art ont souvent été marxistes, c'est parce qu'il s'agit d'abord de restaurer la séparation ou l'étrangeté esthétique qui porte la promesse d'un nouveau monde sensible (p135). L'expérience esthétique opère un écart par rapport aux jeux du pouvoir et aux formes de la domination. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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