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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le Grand Livre de l'Espace Vocal | Le Grand Livre de l'Espace Vocal |
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Perspective immédiate | Perspective immédiate |
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| Pierre Delayin - "Buées blanches sur le quai de l'Idve", Ed : Idixa.net, 1988-2008, Commencé en janvier 1996 | La perspective immédiate suture l'espace |
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La perspective classique singularise certains points, par exemple le point de fuite ou le point de vision. Ils trouent lespace et donnent l'illusion d'une transparence. Avec la perspective immédiate, l'écran reste un écran. C'est une surface de projection, pas une fenêtre. Tous les points y sont égaux. Ce qui compte est l'impression d'ensemble (bien avant le cinéma, les impressionnistes avaient anticipé cet effet). On s'identifie plus facilement aux images d'un écran qu'au sujet d'un tableau : le registre du premier est fantasmatique, celui du second relève d'un savoir ou d'un récit. Manet a été l'un des premiers à combiner la fermeture de l'espace et le contenu fantasmatique. Les deux tableaux de 1863 (Le Déjeûner sur l'herbe et Olympia), qui lui paraissaient naturels, ont scandalisé les contemporains car ils ne pouvaient rien en savoir. La télévision bouche le trou de Brunelleschi, qui ne sert plus à rien. Ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de point fécond. Le sujet est disséminé partout dans lespace, et le trou revient sous forme dangoisse, de violence, dexposition brutale de la Chose. |
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