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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Qu'est-ce que l'art? | Qu'est-ce que l'art? |
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| Source : |
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Jean-Luc Nancy | Jean-Luc Nancy |
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J'ai réécrit quelques notes que j'avais prises lors d'une conférence donnée par Jean-Luc Nancy le 10 mars 2006 à l'Ecole Normale Supérieure, dans le cadre d'un séminaire sur Jacques Derrida organisé par Marc Crépon. Le lecteur se reportera au texte de JL Nancy lui-même, lorsqu'il paraîtra. |
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La mimesis | L'image d'art est le lieu d'une tension entre mimesis et methexis |
La mimesis |
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L'oeuvre déborde | L'oeuvre déborde |
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Il y a, dans l'image, pliage interne de la mimesis dans la methexis et réciproquement. Nulle mimesis n'advient sans la methexis, sous peine de n'être que copie, reproduction, c'est-à-dire même pas mimesis. Une image de la mimesis, ça n'arrive pas sans methexis. La mimesis ne désigne pas la copie, la reproduction d'une forme, elle répond à ceci que toute forme se découpe en se détachant de la compacité impénétrable du fond (une présence égale à soi, sans différence). La copie, condamnée par Platon, présuppose l'abandon d'un inimitable. La mimesis exprime au contraire le désir de l'inimitable. Ce désir est celui de faire monter du fond ce qui ne pourra jamais simplement être copié ou reproduit. Il est possible parce que l'engendrement de la forme de l'image implique l'altérité de la chose qui est à reproduire ou de son idée. Que la forme soit "la forme de ...", c'est ce qui engendre la mimesis proprement dite, inséparable d'une methexis. Le désir d'attraper la vérité de la chose (c'est cela la peinture), réforme la différénce entre le fond et la forme, mobilisée en tant que formation du fond, mise en forme du fond, en tant que façon dont le fond peut fondre et venir se fondre dans la forme. Cette montée du fond dans la forme se produit nécessairement moyennant une résonance à laquelle nous participons en tant que regardeurs de l'image. L'image (au sens fort du mot) donne forme à quelque fond, à quelque présence retenue dans le fond. Elle dégage, diffère et désire une présence de cette préséance du fond au fond de laquelle toute forme ne peut être que retenue ou enfouie. C'est ainsi que l'imago romaine est la comparution du mort parmi nous, en tant que mort. Ce n'est pas la copie de son portrait. Cette mimesis de l'imago module nécessairement la methexis par laquelle les vivants partagent l'être-mort du mort (sa force déchirante et hallucinante). Cette methexis fait modèle pour la mimesis. L'image est l'effet du désir de rejoindre l'autre. Elle en ouvre l'espace, elle en creuse la béance. La différence entre une photo d'identité et une photo dite "d'art", c'est que l'une nous donne une pure identification et l'autre procède du désir de l'autre (le fond). Toute image est l'idée d'un désir. C'est ce qui met en jeu la methexis de la mimesis. Avec l'image, on ne se rapporte pas à un objet, on entre dans un désir, on participe de la tenue (meta-exis) désirante qui fait la tension de l'image. Une image sans tonos n'est pas une image. La disposition profonde de l'image n'est pas celle d'une intentionnalité phénoménologique, mais celle d'une tension ontologique. |
Nancy répugne au syntagme "image d'art", comme si le mot "art", "artiste", avait quelque chose de vulgaire. Mais trouve-t-il un autre mot? Apparemment non. Il faut bien qu'il utilise celui-là pour dire ce qu'il a à dire. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Nancy ArtQuid RM.ETH NancyCheminementsMI.MET ArtMimesisTE.NSS OeuvreDArtGM.LGM |
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