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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Pluricité de l'image | Pluricité de l'image |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Georges Didi-Huberman - "Devant le temps - Histoire de l'art et anachronisme des images", Ed : Minuit, 2000, pp68-9 | "Imago" désignait au départ des effigies moulées en cire, obtenues par empreinte afin de garder une trace des généalogies |
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Pline décrit l'usage de l'imago chez les anciens romains. Ces effigies étaient des masques des ancêtres, moulés en cire, rangés dans des niches. Ainsi l'arbre généalogique de la famille était-il toujours présent. Recouvertes d'une matière colorante (d'où leur nom d'imaginum pictura, faussement traduit par peinture de portrait) afin d'améliorer la ressemblance, elles ne devaient en principe jamais quitter la maison, même si on la vendait. Fabriquées à partir du visage du mort par un processus d'empreinte, ce n'étaient pas des imitations factices comme celle d'un artiste de la Renaissance, mais des images produites par adhérence, par contact direct de la matière (le plâtre) avec la matière du visage. La ressemblance était physique, mais aussi généalogique. Elle s'appuyait sur le fantasme d'une transmission indéfectible et supposait la persistance d'un culte sans rapport avec la culture esthétique actuelle de l'Occident. Une telle image tenait sa légitimité d'un espace juridique à la frontière du droit public et du droit privé. Elle relevait d'une anthropologie de la ressemblance, et non pas de l'histoire de l'art. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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