| Le retour de D. Q. | Le récit de l'Orloeuvre | |||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Greenberg | Greenberg |
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| Source : |
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Art et perspective actuels | Art et perspective actuels |
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| Estelle Davy - "Un départ sans solde", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 7 février 2006 | Postulat de Greenberg : "Pour réussir, l'art de notre époque doit refléter son essence : la plénitude de la présence" |
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Dans un article sur l'Ecole de Paris écrit en 1946 (repris en français dans le recueil intitulé "Art et culture"), Greenberg explique que Paris est la principale antenne de la modernité, son centre nerveux, le lieu qui transmet le plus fidèlement l'essence historique de notre civilisation. Qu'est-ce que cette essence historique? C'est la révolution industrielle, première révolution technologique totale (p35), qui est à l'origine de l'éthique industrielle bourgeoise avec son positivisme conscient et inconscient (p133). Elle induit un esprit de l'époque qui privilégie la sensation immédiate, la recherche de la matérialité, et réduit radicalement les associations liées à l'acte visuel. Corrélat : quand la peinture respecte ces critères, elle peut avoir le plus haut niveau de qualité, et quand elle ne les respecte pas, elle est généralement médiocre ou inaboutie. Constat : Comparant en 1953 la peinture française d'après-guerre à l'expressionnisme abstrait, il estime que des peintres américains comme Gorky, Gottlieb, Hofmann, Kline, de Kooning, Motherwell, Newman, Pollock et Rothko atteignent cette plénitude (p140), car ils ont retenu la leçon de Klee, Miro et Mondrian (l'art abstrait). En revanche les peintres français ont perdu le lien avec l'époque. Quelles que soient leurs qualités individuelles, la peinture qu'ils réalisent est secondaire. Greenberg définit une sorte de "bonne perspective" ou de "bonne vision" qui reconnaît la planéité du tableau et renonce à toute profondeur ou illusion. Selon lui, cette vision est la seule qui soit légitime, car elle est adéquate à l'évolution de la société. Objection : hétérogène, la vision contemporaine reflète le manque de perspective plutôt qu'une perspective donnée. Greenberg le remarque et critique les peintres qui se permettent n'importe quelle illusion ou mélange (pop-art, kitsch), se servent d'une planéité trop plate (Kandinsky), cultivent l'éclectisme ou l'hédonisme, exagèrent la sensualité (Soutine), etc... Confirmation : la "bonne" vision de Greenberg s'est souvent transformée en norme stérilisante (dogme de la peinture abstraite dans les années 1950-60). Greenberg est passé à côté de beaucoup d'oeuvres qu'il n'aimait pas (Rouault par exemple). |
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