Abraham s'est dessaisi de tout ce qui lui était le plus cher : père, mère, terre, fils, prépuce, femme, nom propre, et même dieu. Pour faire du monde un lieu de parole, il a entendu le silence (Bat Qol). Il a pratiqué le don comme l'hospitalité. Il a renoncé à ses pulsions possessives et incestueuses.
La révélation abrahamique est un événément. Elle ouvre une historicité (messianique) qui s'hérite, se transmet, mais l'héritage n'est pas le même pour tous.
Suivre Abraham, c'est, au minimum assumer ses devoirs à l'égard d'autrui. Mais ce peut être beaucoup plus : se penser en un autre Abraham, plus juif encore que celui des Ecritures. |