Derrida
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TABLE des MATIERES :

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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)                     (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)
Sources (*) : Orlœuvre, le nom donné à ce qu'il aura fallu faire               Orlœuvre, le nom donné à ce qu'il aura fallu faire
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 11 septembre 2020

[(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)] (Essais de clinique déconstructive)

   
   
   
                 
                       

Devant un texte aussi touffu, aussi complexe que celui de Jacques Derrida, on est tenté de chercher à comprendre. Que veut-il dire? Quel est le sens de ces phrases, peut-on être d'accord ou non avec lui? Mais c'est omettre que ce texte n'est pas un constat, c'est une apostrophe. S'il démontre, ce n'est pas pour enrichir le domaine des savoirs, c'est pour s'adresser à l'autre. S'il se veut rigoureux ou strict, ce n'est pas pour trouver une assurance dans un formalisme ou une rationalité supposée, c'est par respect pour la langue. On trouve dans Politique de l'Amitié (pp280-282) - ce livre organisé autour d'une apostrophe qui n'est elle-même qu'une lecture ou une traduction défectueuse d'une autre apostrophe -, un commentaire sur la distinction entre trois modalités de la réponse ou de la responsabilité : répondre à, répondre de, répondre devant. De ces trois modalités, dit Derrida, une seule est inconditionnelle : répondre à.

"Comment enchaîner la question de la réponse à la question de la responsabilité? Et pourquoi faire de l'amitié un lieu privilégié pour cette réflexion?" (PDLA p280).

On peut, reprenant cette question, s'interroger sur la possibilité d'une lecture amicale d'un texte. D'un côté, écrire, c'est se présenter devant une instance, une institution, une communauté d'autres, voire un tribunal ou une loi. La problématique du "répondre devant" est nécessairement mise en jeu. Mais d'un autre côté, s'agissant de la déconstruction, on ne peut que "répondre à" - non pas à Jacques Derrida comme tel, ni même à sa signature ou à son spectre, mais à la question, la demande, la prière, l'apostrophe, le signe ou l'appel qui déclenche le mouvement même du rapport à l'autre.

Selon Derrida, de toutes les dimensions de la responsabilité, celle du "répondre à" est la plus originelle, la plus fondamentale. Même le quant à soi le plus solitaire, lorsqu'il est question de répondre "de soi", en son nom, en tant que sujet tenu pour responsable de soi-même, n'en est qu'une modalisation. C'est et ç'aura toujours été "à l'autre" qu'on répond, à un autre éventuellement universel (comme dans le "répondre devant"), ou éventuellement singulier (l'amitié). Avant tout échange, tout discours, il aura fallu que l'appel de l'autre - son salut, son interpellation, son insistance, rende possible une toute première réponse. Il aura fallu un rapport à l'autre qui n'ait été conditionné par aucune autre détermination, aucun autre enjeu que ce rapport. C'est ce premier rapport inconditionnel que l'œuvre derridienne invite à réitérer [ce qui n'implique ni redécouverte, ni révélation, ni répétition à la manière de Freud] - étant entendu qu'il n'est pas d'itération sans altération (cf Limited Inc).

Reprenons donc notre question : comment analyser l'oeuvre derridienne sur le mode du "répondre à", qui suppose démonstration, rigueur, pensée strictement agencée, mais rien qui soit de l'ordre de l'explication ou de la compréhension? Il sera moins question de méthode que de choix des priorités, d'un privilège accordé à certaines logiques par rapport à d'autres. On ne renoncera jamais à comprendre - ce qui conduit à élaborer sur le mode du concept; mais on se donnera pour tâche première de répondre, ce qui implique la mise en oeuvre de principes. L'un et l'autre sont indissociables. Jamais on ne peut les séparer complètement, pas plus qu'on ne peut séparer l'ordre du "Quoi" de l'ordre du "Qui".

C'est ce choix du principe, le privilège du principe par rapport au concept, qui gouverne le désir d'écrire.

 

 

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Propositions

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[Orlolivre : Comment ne pas mourir ?]

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[Essai sur quelques alliances, nécessaires et impossibles, entre vie et mort]

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[Orlolivre : Comment, aujourd'hui, ne pas être présent ?]

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[Essai sur le Contemporain (s'il en est)]

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[Orlolivre : Comment ne pas parler ?]

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[Essai sur la crédibilité de la parole, de la voix et de quelques autres fantasmes]

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[Orlolivre : Comment ne pas (se) sacrifier ?]

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[Essai sur la dette, l'économie et ce qui les excède]

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[Orlolivre : Comment ne pas montrer ?]

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[Essai sur la mise en images du monde]

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[Orlolivre : Comment ne pas faire système? ]

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[Essai sur sur ce qui se pense sans avoir déjà été pensé]

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[Orlolivre : Comment ne pas prétendre à l'art ?]

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[Essai sur la rupture d'une circularité]

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[Orlolivre : Comment ne pas s'entendre, se sentir ?]

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[Essai sur l'auto-hétéro-affection par les figures de l'autre, du tout autre]

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[Orlolivre : Comment ne pas écrire ?]

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[Essai sur l'inscription du hors-livre]

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[Orlolivre : Comment ne pas transmettre?]

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[Essai : sur ce qui s'en hérite]

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[Orlolivre : Comment ne pas tenir ?]

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[Essai sur ce qui n'en finit pas de s'ajouter]

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[Orlolivre : Comment ne pas philosopher ?]

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[Essai sur l'exploration de la philosophie par ses marges]

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[Orlolivre : Comment ne pas transférer ?]

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[Essai sur l'archi-scène, archi-freudienne ou autre]

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[Orlolivre : Comment ne pas oeuvrer ?]

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[Essai sur un principe à venir]

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[Orlolivre : Comment ne pas acquiescer ?]

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[Essai sur ce qui nous aura engagés]

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[Orlolivre : Comment ne pas s'accommoder ?]

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[Essai sur les inconditionnels derridiens]

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[Orlolivre : Comment ne pas prier ?]

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[Essai sur le salut qu'il faut adresser au rien]

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[Orlolivre : Comment ne pas avoir lieu ?]

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[Essai sur ce qui n'arrive qu'une fois, une seule]

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[Orlolivre : Comment ne pas politiser ?]

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[Essai sur l'au-delà du pouvoir, du souverain, du politique]

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[Orlolivre : Comment ne pas meurtrir?]

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[Essai sur la conjuration du violent, du cruel, du mal radical]

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[Orlolivre : Comment ne pas rester seul, avec toi?]

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[Essai sur ce qu'il aura fallu laisser, au-delà de l'être, pour porter un monde]

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[Orlolivre : comment ne pas se projeter ?]

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[Essai sur un cinéma du "pas au-delà"]

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[Orlolivre : Comment ne pas étudier ?]

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[Essai : un singulier Jonas]

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[Orlolivre : Comment ne pas babéliser?]

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[Essai sur la force des noms]

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[Orlolivre : Comment ne pas se taire ?]

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[Essai sur le secret qui répond au secret]

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[Orlolivre : comment ne pas déconstruire ?]

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[Essai d'interprétation d'une pensée bien mal nommée]

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[Essai : À Derrida, comment ne pas répondre ? (Une performance rue Dulne)]

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