Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Orlolivre : comment ne pas œuvrer ?                     Orlolivre : comment ne pas œuvrer ?
Sources (*) : Une thèse, aux limites de la thèse               Une thèse, aux limites de la thèse
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2017, -

 

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Sur le scripteur

[Orlolivre : Comment ne pas oeuvrer ?]

Sur le scripteur Autres renvois :
   

L'oeuvre derridienne et ses bords

   

Derrida, l'art, l'oeuvre

   
Comment ne pas ... ? Comment ne pas ... ?
(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)               (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)    
                       

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On entend souvent les critiques porter un jugement sur tel ou tel film. C'est du cinéma disent-ils, ou Ça n'est pas du cinéma. Le critère n'est pas toujours très clair, mais l'affirmation est la plupart du temps tranchée, radicale, et ça ne date pas d'hier. Les cinéastes de la Nouvelle Vague ne se dérangeaient pas pour porter ce genre de jugement, et les critiques les plus subtils, comme par exemple Serge Daney, ne se dérangent pas non plus. Je me suis souvent dit que, bizarrement, la question était posée à l'envers. Pour l'immense majorité des films et aussi la grande majorité des spectateurs, le cinéma n'est-il pas une industrie du loisir, un système répétitif qui ne cesse de remettre en images les mêmes scénarios, les mêmes procédés et les mêmes canevas ? Il me semble que le cinéma, c'est précisément ça, et que inversement, ce qu'ils couvrent de louanges en le qualifiant de cinématographique, c'est ce qui fait exception à cette règle. Tout dépend de la dignité qu'on accorde à ce mot, cinéma, de la valeur qu'on lui attribue. Les films d'auteur, les films singuliers, les films inventifs, on devrait dire que ça n'est pas du cinéma puisque ça n'entre pas ou mal dans la chaîne marchande qui définit cette industrie. Mais on aurait alors une autre difficulté, qui serait de trouver un nom à cette catégorie du non-cinéma. Ces films qui se soustraient à la chaîne de fabrication à laquelle pourtant ils appartiennent, c'est quoi? Je dirais banalement, pour employer un mot tout à fait courant, ce sont des œuvres. Il y aurait donc dans cette chaîne, si vous acceptez mon vocabulaire, les films-œuvres et les autres. Bien sûr je reste dans un langage ultra-classique, je ne fais que déplacer la question. Vous raurez beau jeu (et raison) de me demander : u'est-ce qui caractérise ce que je nomme d'un si beau mot, les œuvres ? C'est une question tout aussi difficile que l'autre, sur le cinéma, qui exige pour qu'on y réponde un certain engagement, une implication personnelle.

 

 

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Propositions

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[Derrida, l'art, l'oeuvre]

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La mutation du concept d'oeuvre dans le travail universitaire participe d'une autre mutation, absolue, radicalement nouvelle, qui transforme l'espace public

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Jacques Derrida met en oeuvre tout autrement le concept d'oeuvre, tout comme ceux d'auteur, de signature, de genre, d'adresse, etc.

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[Derrida, analogie, comparaison, "comme", "comme si"]

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[Derrida, la métaphore]

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[Derrida, l'invention]

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[Derrida, acte de parole ou de langage, performatif]

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[Dans l'énoncé performatif, le plus événementiel qui soit, l'intention et l'assistance sont irréductiblement absents]

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[Toute oeuvre qui produit les conventions, formulations et critères qui la légitiment, est performative "au-delà du performatif"]

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[Aporie n°1 de l'oeuvre performative : "Elle ne peut affirmer sa singularité, son unicité, qu'en réitérant des modèles et des conventions"]

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[Aporie n°2 de l'oeuvre performative : "Elle est indécidablement performative et constative, car tout ce qu'elle invente, elle le présente comme un constat"]

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[Ce qui est absolument nouveau aujourd'hui, inouï, c'est qu'il peut toujours arriver un performatif "tout autre", au-delà du performatif]

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[Derrida, la mimesis]

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[Derrida, economimesis]

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[Derrida, le génie]

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A la question "Qu'est-ce qu'un génie?", on doit répondre à la deuxième personne : "Génie, qui es-tu?", dans le secret du silence : "Qui est tu?"

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[Le génie de Jacques Derrida, c'est d'avoir laissé venir dans l'université ce qui aurait pu arriver autrement ou ne pas arriver : une inconditionnalité absolue, inouïe]

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[Et il faut collecter, accueillir, porter - au risque de la trahison ou du plagiat]

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[Il faut répondre de l'oeuvre : sa dictée, son injonction, son appel à la réponse, à la responsabilité]

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[Par son oeuvre, Jacques Derrida annonce l'"oeuvre à venir"]

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"Pour une œuvrance à venir" (Pierre Delain, 2011-2017) [OPDS]

--- Sur la colonne de droite, on retrouve la trace d'un plan de ce qui fut une "thèse de doctorat" (telle qu'elle a été soumise au jury, qui a conféré ce titre au candidat le 7 janvier 2017, cette thèse est téléchargeable en fichier pdf sur les réseaux ou commandable en livre sur Amazon). Quel rapport y a-t-il entre le texte d'aujourd'hui et celui de la thèse? Les "pages" y sont toujours (le mot "page" étant pris au sens du web, sans référence à la longueur), mais réécrites, transformées, réorganisées, reliées différemment, supplémentées, voire dans certains cas carrément supprimées (et même alors, elles laissent une trace). L'effet d'ensemble qui en résulte est imprévisible, incontrolable. Voilà, dirons-nous, ce qui peut être fait d'une thèse.

--- Sur la colonne de gauche, il aura bien fallu que je discute de ce travail avec mes spectres - mes spectres à moi, même si je ne sais pas, encore aujourd'hui, à qui attribuer ce travail [à qui appartient le commentaire du texte d'un autre?] (d'ailleurs le spectre de J.D., ne se gêne pas pour pour venir de temps à autre, quand ça lui chante, interférer sur les miens).

 


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