Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Orlolivre : comment ne pas mourir ?                     Orlolivre : comment ne pas mourir ?
Sources (*) : Comment ne pas ... ?               Comment ne pas ... ?
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 8 août 2006

 

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(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)

[Orlolivre : Comment ne pas mourir ?]

(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)
   
   
   
                 
                       

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Il semble que Jacques Derrida ait décidé, pour des raisons qu'il faudra analyser, dès le départ et sans jamais vraiment changer d'avis, que rien du cinéma, c'est-à-dire aucun film, aucun objet cinématographique, ne pouvait concourir à la déconstruction. Certes le cinéma comme processus ou procédé techno-discursif est déconstructible, un film peut toujours être analysé. Le cinéma aussi, comme genre, peut être analysé - et il n'a pas manqué de le faire. Mais tandis que la littérature, la photographie ou même le dessin ou la peinture sont dignes de contribuer à l'élaboration théorique de la déconstruction, sauf rares exceptions (dont il faudra tenir compte), ce n'est pas le cas d'un film. En tout cas l'œuvre immense de Jacques Derrida ne contient presque aucun exemple (je dis bien presque) d'un travail de ce type. Dans ces conditions est-il possible, quand on se situe dans la filiation derridienne, de prendre pour point de départ une hypothèse assez différente, selon laquelle le cinéma serait l'une des voies, l'un des frayages possibles sur le chemin d'une pensée qui resterait fidèle à cet héritage ? Certes le mot fidélité est, comme on le sait, ambigu. La fidélité ne se prouve pas, elle ne se démontre pas, on ne peut qu'en témoigner. C'est ce que j'essaierai de faire, dans d'autres champs et sans pouvoir éviter de faire bouger, voire de transformer parfois le sens des mots.

On sait depuis Christian Metz que la dimension du fantasme (le mot dimension ayant été choisi ici pour éviter d'autres mots trop chargés comme concept ou structure) est partagée par le cinéma. Le titre retenu pour ce livre, qui est aussi une question, précise cette dimension en privilégiant un fantasme particulier, sur lequel Derrida a fortement insisté, mourir vivant. J'y travaille deux hypothèses liées entre elles. La première, c'est que chaque film, à sa manière, réitère cette question : Comment ne pas mourir ? On peut dire de tous les films, même les plus conventionnels, qu'ils abordent chacun, singulièrement, cette question non pas unique, mais réitérée. La seconde hypothèse, c'est que le film en tant qu'objet fini, descriptible, phénomène daté et contextualisable, est le lieu d'une énigme d'un autre genre, d'un autre style et d'une autre problématique, pour laquelle je retiens le nom d'alliance. Le cinéma étant toujours en excès sur lui-même, chaque film propose au spectateur la venue, l'advenue ou la survenue d'une autre alliance qui, comme toute alliance, est dissymétrique. Reprendre ce mot, alliance, se justifie par l'idée que les deux termes se croisent difficilement. Il faut cette dissymétrie pour qu'une alliance entre cinéma et déconstruction soit pensable. Cela présuppose une distinction entre un contrat, qui engage deux contractants égaux en droit susceptibles de se rencontrer, et une alliance qui engage deux alliés hétérogènes, par exemple la vie et la mort, un peuple et un Dieu, un film et un développement à venir, une jouissance de spectateur et une interprétation. Ce qui m'intéresse ici, on l'aura deviné, c'est l'alliance entre cinéma et déconstruction.

Ce qu'on a pris l'habitude (peut-être abusive) de nommer déconstruction est attaché à une figure, un nom, une signature. De même que tout travail ou engagement psychanalytique digne de ce nom renvoie au nom de Sigmund Freud, même s'il s'en dissocie ou diverge par beaucoup d'aspects, toute étude "déconstructive" digne de ce nom renvoie au nom de Jacques Derrida, même si ni les domaines abordés, ni les problématiques, ni les concepts, ne sont exactement les mêmes. J'insiste ici sur le nom, qui implique un certain acquiescement mais n'enferme pas dans une signification. On pourra toujours analyser et paraphraser ses textes autant qu'on le voudra, on n'écrira jamais en son nom. Je me réserve à la fois le plaisir de le lire au plus près, et celui, beaucoup plus risqué et dangereux, de l'écriture supplémentaire.

 

 

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Propositions

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[Derrida, la vie, le vivant, la survie]

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[Derrida, la mort]

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["Nous nous devons à la mort", mais nous pouvons ignorer cette sentence, la laisser en suspens, par des retards dont la figure exemplaire est la photographie]

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[Derrida, spectralité, hantise]

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[Derrida, la photographie]

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[Entre vie et mort se nouent des alliances, des graphies, des scènes d'écriture qui font oeuvre]

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[L'alliance autobiographique entre "moi" et l'"autre moi" qui me raconte, c'est aussi une alliance entre vie et mort]

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[Quand le "je" qui raconte met en jeu, en images ou en récit son propre effacement : autothanatographie]

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[Je présente une vie comme celle d'un autre, alors que c'est de la mienne dont il s'agit : hétéro-bio-graphie]

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[(Moi qui survis, je peux raconter ta mort : Hétéro ou allo-thanato-graphie]

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[Par l'oreille d'un autre, une alliance supplémentaire avec la vie peut se nouer : otobiographie]

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[La paralyse freudienne : Auto-hétéro-allo-bio/thanato--graphie]

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[Il s'agit, aujourd'hui, dans un ultime moment d'alliance entre vie et mort, de donner lieu à une scène d'écriture, toute autre, déliée de toute dette]

 


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