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| Le récit de l'Orloeuvre | |||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, Descartes, le cogito | Derrida, Descartes, le cogito |
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| Sources (*) : |
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Les mots de Jacques Derrida | Les mots de Jacques Derrida |
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| Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Galgal, 2004-2013, Page créée le 20 décembre 2010 |
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René Descartes | [Derrida, Descartes, le Cogito] |
René Descartes |
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Dans la célèbre querelle qui l'a opposé à Michel Foucault, Jacques Derrida a défendu ce qui est selon lui la radicalité cartésienne. Malgré ses axiomes, ses principes et sa méthode - et à travers eux -, Descartes veut dire le doute hyperbolique. Aucune signification sensible, aucun noyau de certitude ne résiste à l'audace de l'hypothèse du Malin Génie. N'échappent à cet ébranlement ni les perceptions, ni le rêve, ni l'imagination, ni même la folie, qui ne fait pas l'objet d'un coup de force particulier, contrairement à ce qu'affirme Foucault. Si Descartes développe un ordre des raisons, c'est pour enfermer ce doute et pour conjurer sa menace [mais il n'a pas besoin pour cela d'Hôpitaux Généraux tels que les décrit Foucault]. La folie, qui est l'autre de la raison, ne peut pas être exclue du langage, car c'est contre elle que le langage se constitue - contre elle, c'est-à-dire tout près d'elle, en rapport avec elle. Il y a, comme Foucault le dit lui-même, un coup de force chez Descartes. Comment le Cogito peut-il être à la fois ce point-zéro où raison et folie se rejoignent et ce lieu où le sentiment du moi accède à l'évidence, à la certitude de soi-même? Si la philosophie est le lieu d'une gigantesque crise où la pensée ne peut se déployer que dans la terreur de la folie et de la mort, si chaque nouvelle parole fait revivre la violence originelle de l'irruption du langage, si la folie et la raison ne vivent pas l'une sans l'autre, alors il faut attendre des puissances de la déraison une autre lumière, une lumière noire proche de la source vive du sens. Cette lumière noire, Jacques Derrida la situe du côté d'un autre qui, avant tout acte de foi, avant l'émergence d'un cogito, témoigne de la possibilité d'une vérité, et aussi de la possibilité de sa trahison.
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-- -------------- Propositions -------------- -Le Cogito est un point-zéro où la raison et la folie, le sens et le non-sens se rejoignent en une origine commune -Le sentiment du moi, son auto-affection ou sa jouissance ne tiennent pas à l'évidence du cogito, mais au témoignage d'un autre qui, avant tout acte de foi, peut trahir -Chez Descartes, aucune signification sensible ni aucun noyau de certitude irréductible ne résiste au doute -"Vouloir-dire le doute hyperbolique", tel est l'acte philosophique cartésien d'ouverture absolue, dont la structure de différance ne peut s'écrire que dans l'économie d'une raison -Descartes n'exclut pas la folie, au contraire; même si je suis fou, le Cogito existe - par l'hypothèse du Malin Génie, la folie est accueillie dans l'intériorité la plus essentielle de la pensée -La folie, cette "absence d'oeuvre", est la part de silence irréductible contre laquelle le langage peut surgir - et il ne peut surgir, par essence, que contre elle -Chaque parole nouvelle peut faire revivre le geste de crise, de violence originaire qui a renfermé la folie, et dont elle garde la trace -A l'origine de la philosophie, les puissances de la déraison entretiennent une autre lumière, une lumière noire proche de la source vive du sens -La philosophie est le gigantesque aveu d'une crise : penser une écriture, une économie, dans la terreur d'être fou |
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------- Cette page (texte et proposition) a été rédigée par le Scripteur. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaDescartes AA.BBB DerridaCheminementsDE.SCA DescartesParcoursKD.LKD BS_DerridaDescartes Rang = zQuoisDerridaDescartesGenre = - |
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