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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, notre époque | Derrida, notre époque |
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| Source : |
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Le moderne et son double | Le moderne et son double |
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| Jacques Derrida - "La Dissémination", Ed : Seuil, 1972, p344 | Au jour où nous sommes comme au temps de Mallarmé, la crise de l'opposition alternative est l'hymen entre hier (veillée d'un mort) et demain (veille de naissance) |
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La "crise de vers" que diagnostique Mallarmé - tout en continuant à écrire, lui-même, en vers -, c'est le meurtre de Victor Hugo. Implicitement Derrida le compare au meurtre de Colombine par le mime Pierrot : crise d'hilarité, intense jouissance qui confine à la mort. En tuant Colombine, Pierrot déchire l'hymen qui l'unit à elle. Le déchirement de l'hymen est aussi son union. Sommes-nous à l'époque où cette déchirure, à l'écart de la loi du père, se dissémine? Derrida ne parle pas d'époque, seulement de crise et "du jour où nous sommes". Une semence se déploie. Elle est moderne et aussi féminine : ce n'est pas un paradoxe, c'est un effet de structure, car la loi de l'hymen est aussi celle de la sexualité féminine. L'hymen se déchire entre hier et demain. Il n'y a ni présent ni contemporanéité. Le temps de Mallarmé ne se distingue pas du nôtre. |
Le jour de la double séance (5 mars 1969) est celui où Mallarmé écrit (le cycle présent, quart dernier du siècle, qui subit quelque éclair absolu - cité par Derrida, p343), celui où j'écris (le 22 mars 2007), celui où le lecteur lit ces lignes. C'est un jour unique. Quel est ce jour? Avec la crise de la littérature (entre autres crises), le contemporain rejoint son double, qui lui est de plus en plus étranger. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaCtp HH.GJI CtpModerneDV.LLP |
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