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Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
La pensée effraie                     La pensée effraie
               
Ingfrid Pollano - "D'un savoir acompétent", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 12 septembre 2006

[La pensée laisse en suspens]

   
   
   
                 
                       

L'Orloeuvre est une prothèse pour la pensée. En cheminant dans le texte, en passant d'un mot, d'une proposition ou d'une phrase à une autre, nous sommes en suspens. C'est ce suspens qui fait de nous des sujets (pensants). Dans l'Internet, il n'y a rien d'autre. Ce qui s'inscrit (la représentation) vient toujours en plus.

Il y a donc de la pensée. Nul ne peut le contester, surtout pas le lecteur. Que pèse-t-elle? Le poids du sens, ni plus ni moins (le support ne fait rien à l'affaire, et d'ailleurs il n'y a pas de support). En tant que texte, elle ne veut rien dire. Elle est exposée à l'abîme, en souffrance, comme le corps et la voix.

Penser est une faculté. On peut l'exercer de manière finie, selon certaines maximes, ou ou à la façon infinie qui fait qu'on pense plus qu'on ne pense. Je pense, mais ma pensée est impersonnelle.

La pensée dépend-elle de l'époque? Pensera-t-on différemment dans une époque à venir? La pensée pourrait blanchir, elle pourrait ne plus rien peser du tout, ou si peu que nous nous envolerons.

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Propositions

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Le mot "pensée" veut dire à l'origine l'angoisse, le tourment, le suspens

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La pensée pèse exactement le poids du sens

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Les maximes du sens commun sont : 1/ penser par soi-même; 2/ penser en se mettant à la place de tout autre; 3/ toujours penser en accord avec soi-même

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Derrida a commandé une percée de la pensée : exposer le penser lui-même au vide et à l'abîme, à l'espacement et à l'éloignement

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La peinture au sens courant est une peinture de peinture : elle révèle l'essence de la pensée comme représentation

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La pensée n'est à personne car, depuis le commencement, le texte est citation

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Il y a de la pensée, mais partout où elle opére, elle ne veut rien dire

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L'infini est l'absolument autre, et le moi qui le pense pense plus qu'il ne pense

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La pensée est la souffrance de la voix dans le langage

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L'époque à venir est celle d'une pensée qui, par son ouverture, ne veuille rien dire et rende l'écriture possible à partir de rien

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Pour dire l'époque à venir de la différance, il faudrait une pensée blanche, neutre, indéterminée, sans poids

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L'Internet, c'est de la pensée

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Aies une pensée heureuse et tu t'envoleras

     


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