L'Orloeuvre est une prothèse pour la pensée. En cheminant dans le texte, en passant d'un mot, d'une proposition ou d'une phrase à une autre, nous sommes en suspens. C'est ce suspens qui fait de nous des sujets (pensants). Dans l'Internet, il n'y a rien d'autre. Ce qui s'inscrit (la représentation) vient toujours en plus.
Il y a donc de la pensée. Nul ne peut le contester, surtout pas le lecteur. Que pèse-t-elle? Le poids du sens, ni plus ni moins (le support ne fait rien à l'affaire, et d'ailleurs il n'y a pas de support). En tant que texte, elle ne veut rien dire. Elle est exposée à l'abîme, en souffrance, comme le corps et la voix.
Penser est une faculté. On peut l'exercer de manière finie, selon certaines maximes, ou ou à la façon infinie qui fait qu'on pense plus qu'on ne pense. Je pense, mais ma pensée est impersonnelle.
La pensée dépend-elle de l'époque? Pensera-t-on différemment dans une époque à venir? La pensée pourrait blanchir, elle pourrait ne plus rien peser du tout, ou si peu que nous nous envolerons. |