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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Heidegger | Heidegger |
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L'éthique de Lévinas | L'éthique de Lévinas |
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| Emmanuel Lévinas - "Totalité et infini (Essai sur l'extériorité)", Ed : Livre de Poche, 1971, p36 | Heidegger subordonne la relation avec un étant (éthique) à la relation avec l'être de l'étant (impersonnelle) |
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Un étant, c'est quelqu'un. On a des obligations de justice à son égard. Avec l'être de l'étant heideggerien, la relation de savoir prévaut sur la relation à l'autre. La justice est subordonnée à la liberté. Plutôt que de prolonger la pensée socratique qui, en oubliant l'être, est déjà en marche vers la notion de sujet, Heidegger préfère obéir à la vérité pré-socratique de l'être qui conduit à une exploitation de la réalité. "Pour connaître l'étant, il faut avoir compris l'être de l'étant" dit Heidegger. Il affirme le primat de la liberté (dans le concept de vérité) par rapport à l'éthique. L'ontologie neutralise l'étant pour le saisir. C'est une philosophie de l'injustice car elle repose sur l'anonymat, qui conduit à la tyrannie. |
Dès 1948, dans la conclusion de son article intitulé "L'ontologie dans le temporel" et publié dans le recueil "En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger" (p128), Lévinas reproche à Heidegger de subordonner la vérité ontique, celle qui se dirige sur l'autre, à la question ontologique qui se pose au sein du Même. Il annonce la possibilité de dépasser l'ontologie de Heidegger. Celui-ci témoigne d'une époque qu'il sera peut-être possibile de dépasser. |
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