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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Heidegger                     Derrida, Heidegger
Sources (*) : Derrida, femme, différence sexuelle               Derrida, femme, différence sexuelle
Jacques Derrida - "Geschlecht III - Sexe, race, nation, humanité", Ed : Seuil, 2018, p95

 

Tentation (Max Beckmann, 1936-37) -

Derrida, la dissémination

La dissémination est la forme langagière de la dissension sexuelle, ce mal qui vient perturber la dualité apaisée des sexes (Geschlecht)

Derrida, la dissémination
   
   
   
Derrida, le mal Derrida, le mal
               
                       

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Dans le champ sémantique du Geschlecht, il y a, dans l'analyse que fait Derrida du texte de Heidegger, deux frappes (Schlag, même étymologie que le mot Geschlecht en vieil allemand) : une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est l'espèce, la famille, la souche, le lieu de la ou des génération(s), de la différence sexuelle en tant que dualité qui puisse donner lieu à un rapport (Geschlechtsverkehr). La mauvaise, c'est ce qui déclenche la dissension dans cette dualité (verschlagen = séparer, zerschlagen = briser, casser, démanteler). C'est le déchaînement sauvage de ce qui vient délier de tout engagement, de toute association (p75). Cette division (Entzweiung) est présentée par Heidegger comme déchéance, déclin, corruption, dans une logique qui est celle du platonisme ou du christianisme. C'est un danger qui menace la douceur ou la paix de la dualité, ancrée dans un lieu déterminé (en l'occurrence : allemand). Ce risque de dissémination, lieu d'une errance seconde, étrangère pour Heidegger, est pour Derrida le lieu le plus vieux, celui de la destinerrance toujours déjà à l'œuvre, de l'archi-écriture. Heidegger, qui repère la dissension, tend à la rassembler dans une problématique, la faire converger vers une pointe indivisible, qui est pour lui le lieu ou la destination de l'imprononcé, du Gedicht. Mais Trakl, qu'il commente, n'a pas en vue la spiritualité chrétienne. Lorsqu'il parle de l'étranger, du dément, du mort, il dit autre chose de plus originaire (d'archi-originaire selon Derrida, p90), une dimension de déchirement, de décomposition, que Derrida nomme dissémination.

 

 

Derrida, comme Heidegger, ne mentionne aucun élément de la biographie de Trakl. Faut-il omettre, dans la relation frère/sœur, la dimension incestueuse? Cela n'a-t-il aucun rapport avec le Geschlecht et la différence sexuelle? Grete Trakl, la sœur de George, s'est suicidée deux ans après son frère. Ce couple impossible n'aurait jamais dû naître, et pourtant le Ungeborne de Trakl, l'ingénéré dans la traduction française, le non-né, c'est dans sa poésie à la fois ce qui reste à venir et qui précède le commencement. En perturbant la différence sexuelle, le rapport frère/sœur (ce mauvais rapport) ouvre à une multiplicité, une errance disséminale. Il ne s'agit pas d'un rapport comme un autre, susceptible lui aussi de s'ajointer dans une tonalité ou une résonance unique, mais d'une polytonalité impossible, irréductible, d'une dispersion qu'aucune écriture ou pensée rigoureuse ne peut ordonner, évaluer ou hiérarchiser. On ne peut trouver, dans cette polysémie-là [celle de la relation incestueuse], aucune sécurité.

 


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