Derrida
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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La survie des lucioles                     La survie des lucioles
Sources (*) :              
Georges Didi-Huberman - "Survivance des Lucioles", Ed : Minuit, 2009, p128

 

Bonne nuit (Jose Jimenez Aranda) -

L'expérience est indestructible, quand bien même elle se trouverait réduite aux survivances et aux clandestinités de simples lueurs dans la nuit

   
   
   
                 
                       

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Walter Benjamin fait remarquer dans les années 30 qu'une des raisons de la catastrophe qu'il est en train de vivre est l'incapacité dans laquelle nous nous trouvons d'échanger des expériences. La destruction des savoirs traditionnels ne conduit pas à la construction de nouveaux savoirs. Le passé ne survit que dans des restitutions passagères, des images fragiles et intermittentes. Dans la lignée de ce constat benjaminien, Georges Didi-Huberman fait remarquer que le non-savoir peut, lui aussi, devenir puissance. C'est ce que suggère Georges Bataille : entre perte et extase, ténèbres et luminosité, une athéologie ou hétérologie laisse entrevoir un point intense, un éclat solaire, qui redéfinit la vie, quelque chose comme une luciole ou une boule de feu, indestructible.

Même dans un monde de destruction, on peut se retirer hors du monde, travailler à une lueur, à la persistance d'une liberté de mouvement. On peut agir, malgré tout, sans se replier, raconter une histoire, envoyer des parcelles d'humanité, ne pas nous contenter de dire non à la lumière aveuglante, mais dire oui dans la nuit.

 

 

- Lucien : Il est arrivé un moment où les expériences ne s'échangeaient plus. Ce n'était pas parce qu'on manquait de savoir. Au contraire, on en avait trop, il nous dépassait tous et surtout, dans sa façon de dépasser chacun d'entre nous, il était devenu impersonnel. Il pouvait faire l'objet d'expérimentations ou de vérifications, mais en tant que personnes, nous ne pouvions plus échanger entre nous à son sujet. C'est ce phénomène qui a fait croire que les choses avançaient toutes seules, sans aucune expérience. Mais le pessimisme était, lui aussi, exagéré, car on peut vivre autant d'expériences à partir du non-savoir qu'à partir du savoir. Certes, le genre de lumière qui en découle n'est pas le même. Elle est moins éblouissante, moins bardée de certitudes. Elle ne luit qu'un instant, mais rien ni personne ne peut l'empêcher de venir.

 


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