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| Le récit de l'Orloeuvre | |||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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L'alliance du talith | L'alliance du talith |
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| Sources (*) : |
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Derrida, l'alliance | Derrida, l'alliance |
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| Jacques Derrida - "Un ver à soie - Points de vue piqués sur l'autre voile", Ed : Larousse, 1997, p34 |
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Les mots de Jacques Derrida | [Derrida, le talith : une alliance avec l'imprononçable] |
Les mots de Jacques Derrida |
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Autres renvois : | |||||||||||
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Derrida, la tora |
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Derrida, sur sa vie | Derrida, sur sa vie |
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Derrida, judaïsme | Derrida, judaïsme |
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Le talith est le châle de prière des fidèles juifs. C'est un tissu rectangulaire, parcouru par un fil de la couleur de l'azur, qu'on porte soit à même la peau, soit au-dessus des vêtements. De ses quatre coins pendent des franges qu'on appelle des tsitsith. Chaque homme a le sien propre, qu'il n'échange pas avec celui d'un autre. Jacques Derrida avait, lui aussi, le sien. Etant donné qu'on ignore la couleur exacte de l'azur, le fil singulier est parfois laissé blanc, de sorte que le talith peut être complètement blanc. Fait de tissu animal, originellement vivant (la laine de mouton), le talith est porté par un vivant, puis enseveli avec lui quand il meurt. Il rappelle cet événement unique qu'a été la circoncision. Il rappelle aussi l'alliance du Sinaï, la loi et les commandements. Mais avant même tout cela, il est la mémoire indicible, tangible, de ce qui, avant, s'est auto-affecté comme tout vivant. Ce tissu n'est pas un vêtement, et encore moins un voile. C'est un châle de prière. On ne s'y cache pas, on ne s'y enveloppe pas, on l'a comme une seconde peau. Si on le caresse, si on le touche, si on le plie, ce n'est pas pour se l'approprier, c'est pour se souvenir de ce qui passe par lui : la bénédiction, la mort, la confiance (celle qui précède toute croyance), et ce qui reste hors de notre portée, quelle que soit la façon dont on le nomme, innommable, imprononçable, infini [ce que la religion appelle Dieu]. Un talith est un objet unique attaché à une seule personne. Par exemple, Jacques Derrida a hérité le sien, son talith blanc, de son grand-père maternel Moïse [dont le prénom rappelle que le talith est associé à la réception des commandements, sur la montagne du Sinaï]. Il y a une logique du talith : celle qui, à partir du singulier, de l'unique fois (la naissance, la circoncision ou la mort), produit un récit unique qui vient en plus et ne se répète pas (Un + n). Cette logique est celle de l'oeuvre et aussi du texte.
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-------------- Propositions -------------- -Le talith est comme le vivant : c'est la possibilité de l'auto-affection -Le talith tient au corps comme mémoire de la circoncision -Le talith enveloppe un seul corps, unique, pour la prière, la bénédiction et aussi pour la mort -Le talith ne cache rien, ne montre rien : il se touche, se caresse et rappelle à chacun, singulièrement, la loi -En finir avec le voile est le mouvement même du voile : il se dévoile, se réaffirme en se dérobant, et s'il en finit avec lui-même, il devient un linceul -L'irréductible référence à l'Un sépare la logique du talith de celle du voile : (Un + n) ne se multiplie que la première fois -[En faisant don d'une écriture poétique, Jacques Derrida fait du texte signé un talith] -Le talith est l'essence de Dieu : il nous enveloppe, mais reste hors de notre portée -Jacques Derrida, né un an après la mort de son frère Paul Moïse, a hérité du talith de son grand-père maternel, Moïse |
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------- Cette page (texte et proposition) a été rédigée par le Scripteur. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaTalith AA.BBB DerridaAllianceBT.LTT DerridaCheminementsTA.LIT DerridaBiographie1950.TA.LLG DerridaJuifsXT.LTT BXT_DerridaTalith Rang = XTallithGenre = - |
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