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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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| Source (livre) : | |||||||||||||||||
| François Hartog - "Régimes d'historicité. Présentisme et expériences du temps.", Ed : Seuil, 2003, d'après les pp127-8 | Le présentisme est une crise du temps : en absorbant le passé et le futur, il nie le temps lui-même |
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Il y a crise du temps quand on passe d'un régime d'historicité à un autre (par exemple des temps modernes axés sur le futur aux temps contemporains axés sur le présent). Le présentisme nie le temps un peu comme Proust dans A la recherche du temps perdu. Il ne considère le passé qu'à partir des besoins du présent et le futur que par ses anticipations (qui ne sont que des projections du présent). La lumière projetée depuis le futur s'assombrit, l'imprévisibilité de l'avenir augmente, le passé récent est compulsivement visité et revisité, et le présent devient la catégorie prépondérante (p153). L'histoire ne pouvant plus s'écrire au passé, mais seulement au présent, la demande de mémoire s'étend. Les pouvoirs publics y répondent en élargissant la conservation du patrimoine, en multipliant les commémorations, en produisant des sémiophores qui reconnaissent les césures dans le temps et incitent à les vivre émotionnellement. Le mémorial est préféré au monument (p205). Le passé attire plus que l'histoire. Son évocation l'emporte sur la prise de distance et la méditation. |
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