| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Sur l'art contemporain | Sur l'art contemporain |
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| Source : |
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Quelconque, n'importe q... | Quelconque, n'importe q... |
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| Thierry de Duve - "Au nom de l'art (Pour une archéologie de la modernité)", Ed : Minuit, 1989, p107 |
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Art, événement | Maxime de l'art contemporain : "Fais n'importe quoi" |
Art, événement |
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L'histoire est courte qui va de Courbet à Duchamp, du n'importe quoi représenté (les Casseurs de pierre réalistes, la banale Botte d'asperges de Manet) au n'importe quoi tout court (le dadaisme). Sur la pente entropique, on abandonne le précieux, le fini, le noble, les artifices de la mise en scène (ce à quoi Chardin ne s'était pas résolu) et l'on finit par aboutir au règne du vulgaire, du laid, du désordonné, de l'inachevé, de l'ignoble, des anti-valeurs. Ce ne sont ni les artistes, ni même les spectateurs qui ont dénoncé le n'importe quoi, ce sont les critiques d'art, les jurys, les autorités académiques qui ont pris la parole au nom des règles du métier (p109). Leur expertise faisait d'eux les gardiens de la loi. En affirmant "Ceci n'est pas de l'art!", ils ont instauré un interdit que les artistes ont tourné en dérision : "Il est permis de faire n'importe quoi!". Avec Dada, il y a eu retournement de la prohibition. "Ceci n'est pas de l'art" a été assumé sous la forme "Ceci est du non-art". Dada a tourné en dérision la posture du jury et développé une ontologie négative du non-art. |
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