|
Je m'appuie sur la pensée de Jacques Derrida pour comprendre les bases du pouvoir singulier de la voix dans le monde d'aujourd'hui. Il faut sa puissance d'idéalisation, sa capacité de simulation, il faut qu'en elle se concrétise l'unité de l'expression (phonè) et de la substance acoustique (sonorité) pour que nous ayions à tel point l'illusion d'une maîtrise illimitée de l'objet. Quand la technè fusionne avec la phonè, on n'a plus besoin du logos, La radio, le téléphone, l'audiovisuel, le cinéma, le remplacent pour légitimer la voix présente comme seule source d'autorité.
|