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Derrida, prière, théologie négative                     Derrida, prière, théologie négative
Sources (*) : Derrida, le supplément               Derrida, le supplément
Jacques Derrida - "Sauf le nom (Post-Scriptum)", Ed : Galilée, 1993, p18

 

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Derrida, Dieu

En allant toujours plus loin, la théologie apophatique témoigne du plus intense désir de Dieu

Derrida, Dieu
   
   
   
Derrida, le désir Derrida, le désir
Derrida, le témoignage               Derrida, le témoignage    
                       

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Dans la théologie négative, dite aussi apophase, qui parle? Qui produit ces sentences, ces verdicts, ces déclarations? Celui qui désire témoigner d'un désir de Dieu. Dans cette formulation, le génitif est double. Il y a du désir pour Dieu, et aussi du désir chez Dieu. A ce Dieu dont on ne peut rien savoir, on suppose un désir. Lequel? Il se pourrait que Dieu désire qu'on ne sache rien de lui, ce qui légitimerait la théologie négative et aussi une certaine langue poétique, métaphorique, un désir de beauté à la façon d'Angelus Silesius.

L'auteur apophatique (par exemple Denys l'Aréopagite, Maître Eckhart) s'adresse à un autre qui l'entend. Ce peut être un disciple ou celui qui est appelé à devenir disciple, celui qui ne sait pas encore, le futur initié. Pour s'adresser à Dieu, il apostrophe ce disciple. Il se tourne vers l'autre pour le tourner vers Dieu, et aussi pour se tourner vers Dieu. Il faut que sa confession soit publique (passage à l'acte, performatif), qu'elle s'adresse aux frères en même temps qu'à Dieu. Une conversion n'exige aucun savoir - si ce n'est le savoir d'un non-savoir, l'accord irréductible au plus secret du secret. Ce n'est pas un faire savoir, c'est un "acte de charité, amour et amitié dans le Christ" (p23).

Pour qu'un témoignage survive, il faut qu'il soit écrit, comme celui de Saint Augustin. Un livre est une trace pour les frères à venir, il est l'archive d'une confession qui a déjà eu lieu mais qui suscitera, après, l'amitié ou l'amour des lecteurs.

 

 

Pour nommer ce qui arrivera après, plus loin, l'appel aux frères, à l'amour et à la charité, Derrida utilise le mot post-scriptum - qui est aussi le sous-titre de son texte (intitulé Sauf le nom). "L'adresse à Dieu elle-même implique déjà la possibilité et la nécessité de ce post-scriptum qui lui est originellement essentiel" écrit-il (p25). Le post-scriptum est irréductible. On retrouve cette structure dans d'autres textes, par exemple l'autobiographie : toute autobiographie, qui en appelle au lecteur, ferait signe aux Confessions de Saint Augustin, elle aurait en mémoire la structure apophatique.

 


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