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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, prière, théologie négative                     Derrida, prière, théologie négative
Sources (*) : Derrida, l'amitié               Derrida, l'amitié
Jacques Derrida - "Sauf le nom (Post-Scriptum)", Ed : Galilée, 1993, p29

 

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Derrida, le rien, khôra

La théologie négative adresse à l'ami l'injonction ultime : il faut qu'en naissant de rien et en tendant vers le rien, il vienne à l'être, il se fasse écriture

Derrida, le rien, khôra
   
   
   
Derrida, retrait, effacement Derrida, retrait, effacement
Derrida, l'art, l'oeuvre               Derrida, l'art, l'oeuvre  
"Viens, réponds, œuvre-toi!"                     "Viens, réponds, œuvre-toi!"    

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Jacques Derrida part de la dernière phrase du livre d' Angelus Silesius : "Ami, en voilà assez. Et si tu veux lire au-delà, Va - et deviens toi-même l'écrit et toi-même l'essence" (c'est la traduction de Derrida, on lira ci-contre à droite celle du traducteur). Comme Saint Augustin dans ses Confessions, Angelus Silesius s'adresse à Dieu pour s'adresser à l'autre : le lecteur, le disciple, l'ami. Au-delà du dernier verset de son texte (en post-scriptum), il appelle à l'amour, à la charité, à la fraternité. Tu dois te rendre au-delà du lisible, au-delà de la signature, et pour cela, tu dois te faire écrit, écriture ou livre (un appel qui ressemble à celui que l'ange Raphaël adresse à Tobit, que Derrida n'a pas manqué de commenter, lui aussi, en post-scriptum). Quelle est cette place? Angelus Silesius ne peut rien en dire, il n'en sait rien. Il exige pourtant de l'ami qu'il se fasse écriture, ou plutôt que le lecteur, en écrivant, se fasse ami, devienne un ami. Pour celui qui écrit, qu'il soit père de l'Eglise (Saint Augustin), théologien de la théologie négative (Angelus Silesius) ou philosophe (Derrida), quand il écrit, le lecteur n'est rien (comme Dieu), mais il lui faut quand même un interlocuteur, il lui faut s'adresser à un inconnu comme à un ami. S'adresser à ce rien, c'est faire venir une naissance, un changement, une transformation qui s'effectue par elle-même, qui se porte elle-même. Cela donne-t-il à l'ami une consistance, une substance? Non, il n'est rien, il est toujours rien, rien d'autre que l'essence de l'amitié. L'être de ce destinataire produit par le texte est le Rien (comme Dieu).

Voici ce que dit, ailleurs dans Le voyageur chérubinique, Angelus Silesius : "Devenir le Rien, c'est Dieu devenir. Rien ne devient qui soit d'avance : si tu ne deviens (le) rien, / Jamais tu ne sera né de l'éternelle lumière" (VI, 130). Il faut, pour être, devenir le Rien (comme Dieu). Cette exigence, c'est l'impossible, le plus impossible.

 

 

A partir de la théologie négative, on ne peut pas faire communauté. Ce n'est ni une théologie politique, ni un acte d'amour ou de charité. Si elle s'adresse à l'autre (à l'ami), ce n'est pas pour transmettre un savoir, c'est pour lui prescrire d'aller au-delà de la lecture, à la façon des lecteurs de Jacques Derrida, qui ne se lisent qu'à travers l'énigme de leurs noms et ne rassemblent que des singularités. Il faut pour cela une aimance qui en appelle à une loi d'hétérogénéité, de dissymétrie, une aimance qui invite au transfert ou à la traduction (p68) [qui fasse écriture]. En tant qu'elle s'enracine dans des traditions, la théologie négative est universalisante. Mais si elle s'en dissocie, si elle privilégie l'amitié singulière, elle déborde sa langue, elle va vers le post-scriptum, l'hyperbole.

Traduction de la dernière phrase du livre d'Angelus Silesius (Cherubinischer Wandersman VI, 263) par Maël Renouard : "Ami, en voilà assez. Et si tu veux en lire plus, Va - et deviens toi-même le livre et l'essence". (Freund es ist auch genug. Im fall du mehr wilt lesen, So geh und werde selbst die Schrift une selbst das Wesen). Lire plus, dans cette traduction-là, ce n'est pas lire au-delà, c'est devenir soi-même un livre.

 


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