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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Artaud                     Derrida, Artaud
Sources (*) : Derrida, acquiescement, le "oui"               Derrida, acquiescement, le "oui"
Jacques Derrida - "L'écriture et la différence", Ed : Seuil, 1967, p361

 

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Oeuvres : répondre de l'unique

Rejetant avec dégoût toute économie répétitive, Artaud promet l'oeuvre affirmative, unique

Oeuvres : répondre de l'unique
   
   
   
Derrida, le dégoût, le vomi Derrida, le dégoût, le vomi
L'oeuvre, à la place du dégoûtant               L'oeuvre, à la place du dégoûtant  
Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique                     Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique    

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Comment peut-on, aujourd'hui, être fidèle à Artaud? Plutôt que de donner des indications positives, Derrida fait la liste des thèmes qui, selon lui, sont étrangers au théâtre de la cruauté. La liste est libellée négativement, à la manière de la théologie du même nom, comme si ce qu'Artaud rejette ou refuse du théâtre pouvait être énoncé (écrit positivement), tandis que ce qu'il prône ou promet n'étant réductible à aucune définition devait rester impossible, irréalisable, peut-être même inconceptualisable et innommable.

Voici donc ce qu'Artaud rejette : un théâtre non sacré (il faut qu'il soit mystique, théologique, qu'il réveille le souffle de la vie), un théâtre qui privilégie les mots ou le verbe (ce ne serait qu'un ressassement de la scène classique), un théâtre abstrait (ce serait l'exclusion du corps, des ressources du sens et de la vie), un théâtre de la distanciation (ce serait une didactique, de l'enseignement, une transmission), un théâtre spectacle (qui exclut le spectateur), un théâtre apeuré (qui craint l'acte créateur, la force irruptive, le danger absolu de la fête, de la transgression), un théâtre représentatif (il faut que le théâtre soit sans fond), un théâtre non politique (il faut que la communauté des présents y soit présente à soi), un théâtre idéologique (dans l'idéologie entrent la culture, la communication, l'interprétation, or il ne faut délivrer aucun message), un théâtre qui s'adresse à des auditeurs (il ne s'agit pas de lire un texte, de le comprendre), un théâtre de l'idéalité (il faut détruire Dieu, l'Être, la Dialectique), un théâtre de la vérité (le vrai est toujours répétitif), un théâtre du passé (il faut jouir de la présence comme telle).

 

 

Du simple fait du langage, il y a dans tout texte, toute œuvre, une dimension de répétition. Le rejet absolu de toute économie répétitive est impossible, aussi impossible que la fidélité absolue à cette proposition d'Artaud. D'un côté, le théâtre est toujours répétitif, mais d'un autre côté, ce n'est pas un substitut, une activité de remplacement. Il s'affirme chaque fois une fois, dans son énergie, sans rien laisser derrière lui. Une scène de théâtre n'est ni un livre, ni une œuvre : c'est une dépense sans économie, sans réserve, sans retour, sans histoire (Derrida, p363). C'est l'énigme de la perte du sens, de la présence, de la lisibilité, qui rend la proposition incontournable. Ceux qui, aujourd'hui, dans les champs du spectacle ou de l'art, la reprennent à leur compte, ne peuvent pas l'accomplir. Derrida lui-même, par son œuvre qu'on peut lire comme une extraordinaire tentative d'unicité unique, est son héritier - non sans avoir lui-même tracé les limites de cette fidélité. Il faudrait pour répondre au désir d'Artaud une autre grammaire, inaccessible.

Artaud, dit Derrida, est dégoûté par l'écriture non théâtrale (p363). Ce n'est pas un rejet intellectuel, c'est une forclusion immaîtrisable d'un autre absolu, indicible.

- Bernard : Dans Le théâtre de la cruauté et la clôture de la représentation, le mot "promesse" n'apparaît pas. Il faudra attendre les années 1980 pour que cette thématique soit développée. Pourtant c'est de cela qu'il s'agit, une promesse, encore "pire" que celle de Cézanne, en tous cas plus radicale, plus excessive.

- Dick : Ils sont nombreux les performers d'hier et d'aujourd'hui qui promettent, mais n'accomplissent pas.

 


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