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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
L'œuvre de J. D., ce qui en aura été fait                     L'œuvre de J. D., ce qui en aura été fait
Sources (*) :              
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 3 fév 2017

[La matrice derridienne, ce qui en aura été fait]

   
   
   
                 
                       

S'il y a un corpus de l'œuvre derridienne, il n'est ni fixe, ni stable, ni arrêté. Ce qui le compose, le constitue, le produit en tant que texte et en tant qu'œuvre, dépend de la question : Qu'est-ce qui en aura été fait?

Cette œuvre :

 

1. Elle sera venue en plus de ce qui se fait dans l'Université.

Jacques Derrida était professeur, c'était son métier, sa profession, une profession qu'exercent aussi un grand nombre de ses lecteurs. S'il y a transmission de son œuvre, c'est le plus souvent (mais pas toujours) dans le cadre de l'université, lequel est borné par certaines obligations d'écriture et de publication. Pour chacun de ses lecteurs, une double contrainte se présente : (1) prolonger l'œuvre dans un contexte qu'on peut qualifier d'académique; (2) rendre compte de l'inconditionnalité absolue, inouïe, qui y réside. A supposer qu'un texte qui ne renverrait qu'à un seul de ces deux éléments trahisse la signature de Jacques Derrida, y en a-t-il qui ne le trahissent pas?

 

2. Elle n'aura pas donné la clef de ce qu'elle aura fait.

Aura-t-elle été, comme Derrida le désirait et l'avait annoncé, un faire (performatif)? Et dans cette hypothèse, qu'aura-t-elle fait? De cette œuvre elle-même, peut-on dire, après coup, que ça déconstruit? Et peut-on dire qu'après lui ça déconstruit toujours, que plus d'une déconstruction est à venir? Peut-on le dire au-delà de ses commentateurs directs et de l'université elle-même?

 

3. Elle aura infecté, guéri, vacciné.

L'un des concepts introduits par Derrida (à la suite de Platon) est le pharmakon. Ce mot grec ambigu nomme à la fois un poison et un remède. Ce qui caractérise l'œuvre derridienne, c'est qu'elle est à la fois poison, remède et vaccin. Cette troisième dimension, dont il n'aura pas parlé, c'est peut-être celle qui opère effectivement.

 

4. Elle aura été rejetée, expulsée, repoussée.

Il est rare que les lecteurs de Derrida prolongent le geste de déconstruction lui-même. Ils sont plutôt tentés de faire de Derrida un auteur classique, en l'intégrant dans des systèmes de pensée hérités de la tradition (il faut qu'il soit phénoménologue, ou heideggerien, ou poststructuraliste, ou théologien, etc etc.). Tout se passe comme si, en organisant et en ordonnant le texte derridien, on se débarrassait de la déconstruction. Cela vaut pour bon nombre de ceux qui se réclament de lui, mais aussi pour d'autres, en bon nombre également, qui ne s'en réclament pas. Parfois sans le savoir, ils écrivent pour se débarrasser de la déconstruction.

 

5. Elle aura rejeté, expulsé, repoussé.

L'oeuvre derridienne se construit "contre" (des auteurs, des situations, des traditions, des événements), et elle se construit aussi en expulsant ce qui pour elle est l'inacceptable, le dégoûtant, l'innommable. Mais désormais, que faut-il expulser pour la lire? Il se pourrait que ce ne soit pas la même chose, qu'une toute autre expulsion soit exigée.

 

6. Elle aura transformé des traditions.

La liste des traditions transformées par Derrida est impressionnante : la philosophie elle-même, la linguistique, la phénoménologie, le droit et les droits de l'homme, le marxisme, l'éthique, la judéité, etc. Pour chacune de ces chaînes, des spécialistes vous expliqueront qu'il n'en est rien, qu'elles ne sont pas affectées par la déconstruction; mais pour chacune d'entre elles, on trouvera au moins une raison de dire le contraire.

 

7. Elle aura exfiltré ses secrets.

Cette œuvre extraordinairement abondante est aussi une entreprise de cryptage, une organisation du mutisme qui laisse à l'abri l'inavouable. Il aura suffi qu'elle soit signée pour que, au nom même du signataire, son secret soit effacé. Si ce n'était pas une œuvre, le secret resterait inavoué; mais l'œuvre, justement, l'exfiltre. Comment et où? Dans quel héritage, ici ou ailleurs?

 

8. Elle se sera retirée.

 Cette œuvre, pour exister, proclame qu'elle se donne la mort. Pour survivre, elle en appelle à l'effacement, à la disparition. Pour la lire, faut-il en faire autant? Faut-il se donner la mort, s'effacer, disparaître? Il y a plus d'un moyen de le faire, plus d'une possibilité pour les lecteurs de se retirer devant elle, afin de donner lieu à son retrait.

 

 

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Propositions

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Le corpus derridien ne se rassemble jamais en totalité; chaque lecture en invente et circonscrit les limites

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[Le génie de Jacques Derrida, c'est d'avoir laissé venir dans l'université ce qui aurait pu arriver autrement ou ne pas arriver : une inconditionnalité absolue, inouïe]

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Il revient au nom de Derrida, au secret de son nom, de pouvoir disparaître en son nom

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[On peut comparer l'oeuvre derridienne à un vaccin, qui protégerait contre "la loi du pire"]

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[Pour plus d'une déconstruction à venir]

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