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CinéAnalyse : En disant oui à l'inconditionnel                     CinéAnalyse : En disant oui à l'inconditionnel
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 22 juin 2016

[(CinéAnalyse) : En acquiescant à l'inconditionnel]

   
   
   
                 
                       

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1928.

- Le Cameraman (Buster Keaton).

1930.

- Liliom (Frank Borzage).

1965.

- L'homme au crâne rasé (André Delvaux).

Govert quitte sa famille pour un amour impossible et se retrouve dans un hopital psychiatrique.

1969.

- L'Arrangement (Elia Kazan)

- Dans ce film qu'Elia Kazan, le mari de Barbara Loden, a réalisé à peu près en même temps que Wanda, Eddie Anderson quitte sa maison luxueuse de Los Angeles, son métier, sa femme et sa fille à la suite d'un accident de voiture qu'il a sciemment provoqué. Tout le système d'échange dans lequel il vivait autrefois est pour lui devenu insupportable. Il n'y a apparemment aucune raison à cette fuite, mais le commandement est incontestable et la décision inébranlable.

- Invasión (Hugo Santiago).

Les amants sont trop inconditionnellement engagés pour se souvenir de leur amour.

1970.

- Wanda (Barbara Loden).

Elle laisse tomber son mari, ses enfants, sa mère et sa sœur, s'embarque avec un médiocre braqueur dans une sorte de road-movie qui ne mène à rien. Sans projet, sans espoir, sans argent, ne répondant à aucune promesse, elle semble être le jouet des événements. On peut multiplier les exemples.

1974.

- L'horloger de Saint Paul (Bertrand Tavernier).

Bernard Descombes, le fils, tue un vigile en refusant de s'expliquer. Aucune parole ne serait à la hauteur de cette décision qui s'est prise sans négociation possible, dans une suite d'événements qui le lie pour toujours à son amie Liliane.

2002.

- L'homme sans passé, (Aki Kaurasmäki).

Il faut une amnésie pour que M rejette une position sociale qui n'a aucun sens pour lui. Il "ressuscite" parmi les sans-abris, tandis qu'Eddie, comme Gobert, finira dans un asile. La décision inconditionnelle peut conduire à une nouvelle vie comme elle peut conduire à la folie ou à la mort. Ce qui arrive est absolument imprévisible, c'est une grâce.

2012.

- Cosmopolis (David Cronenberg).

La course folle d'Eric Packer vers l'auto-destruction n'a plus ni cause, ni condition.

2018.

- Leave no trace (Debra Granik, 2018)

Will ne peut vivre que dans la forêt,

2019.

- Hors normes (Eric Toledano et Olivier Nakache).

Double accueil inconditionnel : celui des autistes dans une des associations, et celui des jeunes des banlieues dans l'autre. Sans ce soutien mutuel, aucune des deux associations ne pourrait sur-vivre. De ces deux impossibilités nait une possibilité.

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Il arrive qu'on rencontre dans un film des comportements incompréhensibles, irrationnels. Un personnage s'écarte, sans se justifier, des règles couramment admises dans la société.

En eux, une décision a été prise, plus ferme et plus radicale que toutes les décisions. Aucune morale, aucune obligation ne peut s'opposer à cette décision. En l'absence de justification, il faut que les autres inventent une causalité, une chaîne de causes, alors que peut-être il n'y en a pas. C'est l'irruption, sans compromis ni justification, de l'inconditionnel dans la vie même.

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Propositions

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Le Cameraman (Buster Keaton, 1928) - Le cameraman le plus crédible, le plus digne d'amour, c'est celui qui filme pour rien, sans projet ni intention

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Dans le film de Barbara Loden (1970), Wanda, déliée de toute dette, reste paralysée au bord de l'inconditionnel

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L'Horloger de Saint Paul (Bertrand Tavernier, 1974) - quand la mise en acte d'une justice inconditionnelle, non négociable, appelle une solidarité sans réserve

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L'homme au crâne rasé (André Delvaux, 1965) - Pour déchirer la crypte, il faut se sacrifier soi-même, se retirer

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"L'homme sans passé" (Aki Kaurismäki, 2002) - Par la grâce d'une amnésie purificatrice qui annule les fautes, innocente, immunise du passé - on peut recevoir le pardon

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"Invasión" (Hugo Santiago, 1969) - où la liberté la plus absolue rejoint l'inconditionnalité la plus pure

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"Il faut œuvrer", à condition que l'œuvrance reste suspendue à l'indécision ("Good Will Hunting", film de Gus Van Sant, 1997)

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Birdman, ou La surprenante Vertu de l'Ignorance (film d'Alejandro González Iñárritu, 2014) : "Je suis le pharmakon qui me hante"

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No more money, no more sex, no more power, no more future" (Cosmopolis, film de David Cronenberg, 2012)

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Liliom (Frank Borzage, 1930) - Pour qui aime sans calcul ni condition, sans exiger aucune réponse, un coup peut être ressenti comme un baiser

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Dans "Bird People" (film de Pascale Ferran, 2014), le moineau est la figure médiatrice qui invite à se transformer - en-deça de toute décision et au-delà de toute souveraineté

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Complaisamment j'exhibe toutes les facettes de mon image, afin de protéger mon secret ("I'm not there", film de Todd Haynes, 2007)

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Hors Normes (Eric Toledano et Olivier Nakache, 2019) - Au vivant étranger au monde commun de la biopolitique, on ne peut répondre que par l'exception : "Je dois te porter"

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I Absolutely Forbade All Public Photographs of Myself (Jacques Derrida, Yannick Bouillis, 2002-2016)

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[Le livre de Tobie enseigne qu'un fils peut rendre la vie et la vue à son père - lequel n'a d'autre devoir que d'en écrire le récit, en faire un livre]

 


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