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Films / inconditionnel                     Films / inconditionnel
Sources (*) : Le cinéloft du quai               Le cinéloft du quai
James Bodden - "Inlassable et féconde", Ed : Guilgal, 2007, Page créée le 22 juin 2016

[Films / l'inconditionnel]

   
   
   
                 
                       

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- Mariline : Ce que ces films ont en commun ne se donne qu'avec parcimonie, et chaque fois différemment. La Wanda de Barbara Loden reste une étrangère absolue qui traverse la scène du monde sans s'y arrêter. Elle ne cherche ni le bien ni le mal, ni à rendre ni à réparer, elle ne paye pour aucune faute, ne rembourse aucune dette, tu peux la regarder ou ne pas la regarder, elle est indifférente à ton choix.

- Ozzy : Quelles sont ces œuvres? Et pourquoi l'une plutôt que l'autre? Et qu'est-ce qui te pousse à choisir?

- James : C'est de leur côté qu'est le choix, pas du mien. Certaines œuvres me choisissent, elles pointent vers moi. Elles me dérangent, comme le punctum de Roland Barthes. Je n'ai jamais choisi d'être transformé, mais voilà, quelque chose s'achève. C'est un autre récit qui commence. L'oeuvre est souveraine, il faut que je la porte, même quand j'ai l'impression de donner mon avis.

- Ozzy : Mais sur cette question du choix, puisque tu dis que toutes les œuvres ne se valent pas, tu ne peux pas en dire plus?

- James : Tu ne trouveras aucun critère précis, aucune tendance stable. Il suffit dans certains cas d'une ambiguité, d'une indécision, d'un flottement de l'image, et dans d'autres cas c'est le contraire, l'œuvre impose son point de vue, elle t'oblige, elle te commande. Tu résistes, mais tu ne peux pas combler les failles.

- Ozzy : Alors comme ça tu es choisi par les oeuvres, elles ne te laissent aucune liberté?

- James : Le paradoxe, c'est qu'il leur faut s'exhiber pour protéger leur secret. Je vois les images, j'entends les paroles et les sons, mais c'est le secret qui pénètre en moi. Ce qu'elles montrent ou disent compte moins que ce qui les hante. Jamais ce n'est simple et direct, c'est toujours contradictoire et ambigu, comme un pharmakon.

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Propositions

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Dans le film de Barbara Loden, "Wanda" (1970), celle-ci est la figure même de l'inconditionnalité

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"Il faut œuvrer", à condition que l'œuvrance reste suspendue à l'indécision ("Good Will Hunting", film de Gus Van Sant, 1997)

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Birdman, ou La surprenante Vertu de l'Ignorance (film d'Alejandro González Iñárritu, 2014) : "Je suis le pharmakon qui me hante"

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No more money, no more sex, no more power, no more future" (Cosmopolis, film de David Cronenberg, 2012)

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Dans "Bird People" (film de Pascale Ferran, 2014), le moineau est la figure médiatrice qui invite à se transformer - en-deça de toute décision et au-delà de toute souveraineté

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Complaisamment j'exhibe toutes les facettes de mon image, afin de protéger mon secret ("I'm not there", film de Todd Haynes, 2007)

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I Absolutely Forbade All Public Photographs of Myself (Jacques Derrida, Yannick Bouillis, 2002-2016)

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[Le livre de Tobie enseigne qu'un fils peut rendre la vie et la vue à son père - lequel n'a d'autre devoir que d'en écrire le récit, en faire un livre]

 

 

 


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