Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Accueillir le non - légitime                     Accueillir le non - légitime
Sources (*) : Le récit de l'Orloeuvre               Le récit de l'Orloeuvre
Pascual Pariselli - "L'avenir des spectres", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 25 juin 2013

 

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[L'Orloeuvre étant dépourvue de toute habilitation, elle peut accueillir au même titre le légitime et le non-légitime]

   
   
   
                 
                       

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Rien n'a donné à l'Orloeuvre quelque titre que ce soit pour porter la parole philosophique - ou n'importe quelle autre parole. Elle n'hérite d'aucune légitimité, d'aucun droit institutionnel. Son histoire est celle d'une prise de parole sauvage, dépourvue de toute autorisation, et donc de toute autorité. Ce défaut de légitimité, elle le partage avec l'immense majorité des pages du Réseau - raison pour laquelle, souvent, le réseau est excommunié de la parole philosophique. Mais cela ne nous empêche pas de continuer, de poursuivre cet engagement (sans savoir où il mènera). Dans Du droit à la philosophie, Jacques Derrida propose d'accueillir, en priorité, le non-légitime. Cette audace, il ne peut se la permettre qu'à partir de sa position de professeur reconnu, de déconstructeur quasi officiel - et aussi d'archonte habilité à décortiquer les paradoxes de ce droit. Mais, quelque part, il nous légitime nous aussi, il nous ouvre la voie. La philosophie, dit-il, c'est s'accorder à soi-même le privilège d'interroger n'importe quel champ - y compris le philosophique, et y compris (et surtout) pour ceux qui n'ont aucun titre à cela.

Mais ne confondons pas les genres. Faire de la philosophie sans y être attitré ne présuppose pas une conception naïve de la philosophie. Il ne s'agit pas d'aller droit au but en se dispensant du travail conceptuel. Au contraire! Philosopher, c'est traduire, c'est passer d'une langue ou d'un code à un autre, d'une problématique à une autre, d'une traduction interlangues à une traduction intralangue.

Comme les tentatives institutionnelles pour aller dans ce sens ont toutes échoué, y compris le Ciph, la responsabilité d'essayer encore nous revient.

 

 

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Propositions

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Faire droit à la philosophie, c'est accorder la priorité au non-légitimé, légitimer par privilège ce qui paraît illégitime

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La philosophie est le privilège, le pouvoir qu'elle s'accorde à elle-même, de se poser et d'exposer des questions à son propre sujet, et dans n'importe quel champ

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Pour avoir "droit" à la philosophie, il faut être formé à la langue philosophique telle qu'on la parle, avec l'expérience des traductions inter- et intralinguistiques

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En déclarant un "droit à la philosophie", on présuppose l'existence d'un contenu philosophique, que ce "droit" autorise à ignorer ou excéder

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Le Collège International de Philosophie a rempli jusqu'au bout sa fonction : il démontre que nul ne peut prendre la parole en philosophie, s'il est dépourvu de titres légitimes

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Du droit à la philosophie (Jacques Derrida, 1990) [DDALP]

 


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