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Le récit de l'Orloeuvre

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet                     Est fiable une oeuvre qui annonce ou promet
Sources (*) : L'archi - oeuvre               L'archi - oeuvre
Alexandra Darcansse - "Du limon de nos oeuvres", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 17 février 2011

 

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Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida

[La crédibilité d'une oeuvre, sa fiabilité, tient à ce qui s'annonce ou se promet en elle]

Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
   
   
   
                 
                       

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Pour qu'une oeuvre soit reconnue comme telle, il faut d'abord qu'on puisse y croire, qu'elle soit fiable. Qu'est-ce que ça veut dire? Ce n'est ni un objet, ni une expérience comme une autre. Elle va m'apporter quelque chose de plus, autre chose. Quoi? Eh bien justement, ce "quoi" va me venir d'elle, je ne peux pas le déterminer à l'avance, je ne peux que l'envisager ou l'attendre - comme on attend Godot ou le Messie. Mais je postule à l'avance qu'elle est susceptible de le produire, sans quoi je serais déçu - je n'y accorderais plus d'attention ou je m'en débarrasserais comme si elle était un objet tout à fait banal. Ce "quoi" n'est ni une connaissance, ni une vérité, c'est la chose promise, dont je ne peux rien dire de plus. C'est à elle, l'oeuvre, de me dire de quel genre de promesse ou de révélation elle est porteuse. Je n'écarte pas la possibilité qu'il puisse y avoir, dans cette expérience, un certain degré de plaisir, une prime de plaisir, mais ça ne peut pas suffire. S'il s'agissait simplement de procurer du plaisir ou une satisfaction, j'aurais bien d'autres moyens. S'il n'y avait que du plaisir, je ne serais probablement pas totalement déçu, mais déçu quand même. Je retiens l'hypothèse que, en plus, elle va me faire quelque chose, dont je n'aurai une idée que quand ce quelque chose aura été fait. Ici, "avoir une idée" est une formule générale, à laquelle on n'est pas nécessairement en mesure de donner un contenu. Ce que l'oeuvre annonce reste au départ indéterminé, un peu comme le type de société annoncé par Karl Marx : bien qu'elle réponde à certains critères de justice ou justesse, on est incapable de la décrire, ici et maintenant. On est obligé de faire confiance en l'avenir, de penser la destination comme indéterminée. Et encore, rien ne prouve que, plus tard, l'oeuvre à laquelle j'aurai fait confiance ne restera pas, encore et toujours, à venir.

 

 

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Propositions

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[L'essence de l'oeuvre n'est jamais donnée à l'avance : entre appropriation et désappropriation, elle est toujours à venir]

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[De la vérité promise par l'oeuvre, on ne peut attendre aucun dévoilement]

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Penser la destination, aux confins de la philosophie, des sciences et des arts, telle est la question la plus incontournable, le levier le plus stratégique

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[En plus de ce qu'elle représente, signifie ou figure, une oeuvre d'art en appelle à un supplément, elle promet une prime de plaisir, un plus-de-jouir]

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L'oeuvre moderne est à elle-même sa propre origine, mais cette origine n'est pas donnée d'avance, elle est toujours à venir en fonction de "ce qui aura été fait"

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[Pour rendre ou restituer une vérité, la peinture doit être fiable : offrir une alliance originaire, antérieure à tout produit ou objet symbolique]

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L'opération de Marx, son oeuvre, c'est qu'en appelant une présence à venir, en l'annonçant, il atteste de son arrivée, ici et maintenant

 

 

 


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