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Le récit de l'Orloeuvre

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Derrida, aux marges de l'université                     Derrida, aux marges de l'université
Sources (*) : Oeuvres : répondre de l'unique               Oeuvres : répondre de l'unique
Pierre Delain - "Croisements", Ed : Galgal, 2004-2013, Page créée le 17 février 2011

 

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[On ne peut être fidèle à la pensée derridienne que sur une bordure externe de l'université, là où la philosophie commence sa mutation]

   
   
   
                 
                       

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Supposons que ce texte ait été écrit pour le dixième anniversaire de la mort de Jacques Derrida (ou le vingtième, ou le trentième, ou le cinquantième). Il ne s'agirait pas de commémoration, ni de bilan, ni de reconsidérer sa théorie, ni d'en faire une analyse critique ou déconstructive, ni de décortiquer sa construction de pensée et encore moins de scruter ses intentions. De quoi alors? s'inscrire dans un certain rapport à ce qui nous reste de son corps : écrits, images, souvenirs, enregistrements, citations.

Ce n'est pas un cadavre. Il continue, infatiguablement, à produire. Il suffit de voir le nombre de colloques, de revues, de recueils d'articles, de livres, de commentaires, qui sont chaque jour produits en référence à son corpus (si ce n'est à son corps). Il est possible que tout cela soit majoritairement académique - voire cadavérique, mais il est possible aussi qu'un jour, la mutation de la philosophie qu'il appelait de ses voeux se concrétise.

 

 

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Propositions

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En faisant disparaître toute détermination d'un visage ou d'un "moi" qui dit "je", le corps enseignant (anonyme) efface le corps socio-politique qu'il représente

- John : Imaginons une suite de boyaux plus ou moins réguliers, s'élargissant ou se rétrécissant par endroits, se croisant, se rejoignant, se divisant, s'écartant, se heurtant les uns les autres. On ne pourrait les traverser que par des passages sombres, étroits, tortueux, dans lesquels on n'arriverait pas à s'orienter, qu'on oublierait au fur et à mesure. Ces passages seraient remplis d'une sorte de boue lourde et poisseuse, qui collerait à la peau, s'accumulerait dans les oreilles et les yeux. La bouche en serait tellement pleine qu'on n'arriverait à peine à parler. On y serait tellement englué qu'on ne pourrait même pas imaginer d'en sortir.

- Dick : Tu parles de la philosophie?

- John : Disons que certaines espèces de plantes, d'insectes ou de mammifères ne pourraient se reproduire que dans un écosystème de ce genre.

- Dick : Quel écosystème?

- John : Dans ce milieu, il n'y aurait que des fragments plus ou moins viraux, qui ne pourraient survivre que sous forme de paroles, de discours, de pensées, de citations, ou autres.

 

 


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