| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Exil de la présence divine | Exil de la présence divine |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Moshé Idel - "L'expérience mystique d'Abraham Aboulafia", Ed : du Cerf, 1989, p64 | La présence divine (chekhina) réside dans le corps qui, plein de trous et de cavités, est à même, par la voix, d'engendrer le parler |
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Abraham Aboulafia décrit le mécanisme qui préside à l'apparition de la prophétie (qui n'est pas la prophétie elle-même). Dans un endroit creux ou percé (endroits surélevés, ruines, caves, montagnes, maisons de bain, ...), le son résonne plus fort. Le son émané de ces lieux ressemble au son produit par un être parlant. C'est (selon Aboulafia) le sens caché du verset : Moïse parlait et dieu lui répondait par la voix. Par ces trous et ces cavités, le corps est susceptible d'engendrer le parler. Il agit comme un instrument de musique. De même que l'instrument de musique de David (le kinnor) joue de lui-même quand le souffle le pénètre, l'esprit divin cause l'apparition de la prophétie. |
On peut "laïciser" cette formulation. Le sentiment de présence, selon Derrida, est lié à la voix. Nous entendons par la voix les trous et les cavités de nos corps, qui nous donnent l'intuition d'un autre présence. |
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