Projet
Derrida
Art
Auteurs cités
Scripteur

Mode d'emploi

     
     

TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Le monde s'écoule                     Le monde s'écoule
Source : Le cinéma vocalise l'espace               Le cinéma vocalise l'espace
Eutocie Neyier - "L'ivresse du continu", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 12 juillet 2006

Ce qui nous relie à un film ressemble au cordon ombilical : un flux sonore continu qu'il ne faut surtout pas couper avant la fin

   
   
   
                 
                       

Je m'inspire ici du commentaire fait par Michel Chion du Testament du Dr Mabuse (pour ce qui concerne la comparaison de la voix et de l'ombilic, Chion cite lui-même Denis Vasse).

Je m'installe au cinéma. Quand le film commence, la lumière s'éteint, le son m'enveloppe. Je suis dans une situation passive, comme un foetus dans le ventre de sa mère. Les séquences s'enchaînent, j'absorbe les images, les voix et les bruits. Je ne dis rien, j'ai perdu la parole. Je dépends entièrement du réalisateur : c'est lui qui dirige mon regard, me fait tourner la tête, me déplace, me fait passer d'un champ à un autre.

La fin du film me sort de ma passivité. Je ne crie pas, mais je passe d'un régime à un autre, d'un univers clos à un monde ouvert. Je sors du cinéma pour arriver dans la rue. Je respire un grand coup.

Mon hypothèse, c'est que cette structure ne caractérise pas seulement le cinéma, mais tout notre rapport au monde. Ce que j'appelle espace vocal a un caractère régressif : ce n'est plus gouverné par l'écrit, ni même par la parole, mais par la chose ombilicale.

     


Recherche dans les pages d'Idixa par FreeFind

 

 

Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google

Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Exalead
   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Eutocie
ProContinu

WF.ILM

EVocalCinema

GR.GGR

T.audition

Rang = N