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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, judaïsme | Derrida, judaïsme |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, p117 | "Je suis la fin du judaïsme" |
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Derrida cite cette formulation extraite de ses carnets de 1981 à propos d'une phrase de Saint Augustin, "Quid ergo amo, cum Deum meum amo", qu'il traduit : "Qu'est-ce que j'aime, qui j'aime, que j'aime par-dessus tout?" [...] je suis la fin du judaïsme". Qu'est-ce que ça veut dire? Il aime par-dessus tout le judaïsme [et sa mère agonisante], et ce qu'il aime le plus arrive à sa fin. Quel Dieu j'aime? demande-t-il. Phrase vide et immense à la fois, dans il change et le sens et la référence. Ce Dieu est unique (p98) au sens de l'unicité de l'événement, de ce qui n'arrive qu'une fois : la circoncision, la signature, la naissance et aussi la mort, la fin, la fin d'une vie, la fin d'un judaïsme (après lequel il faudrait en fonder un autre), ou encore la fin d'un certain visage qu'il n'habite plus car il a été déformé par une paralysie faciale disparue mais ineffaçable. Il n'est plus le même. C'est fini. Il a violé tous les lieux sacrés, les lieux de culte, les lieux de rhétorique et d'habitation. C'est une sorte de conversion, mais à quoi? Ce qui arrive est illisible, imprévisible. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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