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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, la voix | Derrida, la voix |
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| Source : |
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Voix, langue, mot | Voix, langue, mot |
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| Jacques Derrida - "Spectres de Marx", Ed : Galilée, 1993, p30 |
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Derrida, la langue | On ne peut parler de générations que par la langue et la voix - par tout ce qui marque le nom ou en tient lieu |
Derrida, la langue |
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Les générations successives (par exemple : Kant qui genuit Hegel qui genuit Marx, (chaque génération génératrice de la suivante) pour citer Valéry) sont conditionnéee par la langue ou par la voix. Est-ce à dire que leur parole ne peut se transmettre que par la langue parlée et la voix vivante? Non, pas seulement, car la langue peut être dans un crâne, comme le dit Hamlet : "That Scull had a tongue in it, and could sing once". Un jour, ce crâne avait une langue, il pouvait chanter. Il ne chante plus, et pourtant il y a encore son spectre. Celui qui est marqué de ce nom n'est pas tout à fait mort, même s'il n'est pas, non plus, présentement vivant. Nous sommes livrés à sa voix (il se peut que la transmission ne se fasse pas par une voix présente, mais par une voix absente). |
Ce passage pose la question de la nature de la voix telle qu'elle est décrite ici par Derrida. Ce n'est pas la voix actuelle, vivante, audible; ce n'est pas non plus une voix hallucinée (celui qui l'entend n'est pas fou); ce n'est pas non plus une trace (elle est sensible); c'est une voix entre-deux, ni morte ni vive, qui affirme, qui fait circuler la parole et qui fabrique de la différence : une voix spectrale. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaVoix MG.IJJ VoixLalangueGE.NER DerridaLangueNO.MIN |
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