Derrida
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TABLE des MATIERES :

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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Essai sur la fabrique du "Il faut"                     Essai sur la fabrique du "Il faut"
Sources (*) : (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)               (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 4 octobre 2020 Les récits danéliens (recueils et recueillements)

[Essai sur la fabrique du "Il faut"]

Les récits danéliens (recueils et recueillements)
   
   
   
                 
                       

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▶︎ Corps et âme (Ildiko Enyedi, 2017).

▶︎ Good Will Hunting (Gus Van Sant, 1997).

▶︎ L'horloger de Saint Paul (Bertrand Tavernier, 1974).

▶︎ I absolutely forbade all public photographs of myself (Yannick Bouillis, 2016).

▶︎ L'arrangement (Elia Kazan, 1969).

▶︎ Invasión (Hugo Santiago, 1969).

▶︎ Le cameraman (Buster Keaton, 1928)

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Il y a le "Il faut" qu'on subit et celui qu'on fabrique. Bien qu'ils ne soient pas toujours faciles à distinguer, je fais l'hypothèse que, parfois, il se passe quelque chose quand le second émerge, quand il arrive.

Souvent l'obligation, l'impératif, le devoir, sont situés du côté de la loi, mais on peut faire l'hypothèse qu'il en va différemment. On peut supposer qu'ils proviennent d'un appel, d'un Viens qui procède d'un lieu inouï, indescriptible, illisible, innommable, dont rien ne peut être connu, pas même s'il est intérieur ou extérieur.

On supposera, sans préciser le détail, une phrase princeps, non démontrée car indémontrable, qui serait le point de départ matriciel du reste. Ce serait : Il faut de l'à-venir. C'est une phrase correcte, quoique nullement constative. Tout part d'une exigence, d'un commandement qui n'aurait aucune valeur si l'on n'y croyait pas; mais on y croit. J'imagine qu'on pourrait présenter les choses autrement, mais je n'ai pas trouvé de meilleure solution. On pourrait faire une liste de phrases qui répondent à cette obligation. Elle ne serait pas finie, mais pas non plus infinie; pas privée, publique, partageable, mais ni universelle, ni obligatoire. Disons que le "Il faut" n'a pas la brutalité d'un commandement ou d'un impératif. Il t'oblige délicatement, avec une certaine précarité, dans le double sens du mot, falloir et faillir. Il faut, dans le "il faut" et aussi entre les "Il faut" laisser de la marge. Qu'on nomme cela devoir, principe, maxime ou encore axiome (tout dépend de la façon dont c'est reçu), il y en a plus d'un, et s'il y en a plus d'un, l'incertitude est de mise. C'est pourquoi la théorie ne suffit pas, il faut aussi le récit. Mais revenons à la phrase : Il faut de l'à-venir. L'expression à-venir est substantivée, elle ressemble à un concept; mais c'est un faux concept, un quasi-concept comme dirait Derrida. On n'arrivera jamais à le définir, à le déterminer de manière claire et univoque. C'est un concept sans contenu, qui appelle un premier mot comme, par exemple : démocratie à venir, livre à venir, déconstruction à venir, oeuvre à venir, être à venir, éthique à venir, appel à venir, humanités à venir, langue à venir, messianisme à venir, ou encore époque à venir, contemporain à venir et même Derrida à venir. Chaque fois, "à venir" est précédé par un mot qui porte un héritage passablement lourd, pesant. Dire de ce mot qu'il est "à venir", c'est aussi, en même temps, en reconnaître, voire assumer, la longue tradition. On ne se débarrasse pas facilement de la démocratie, du livre, etc. En ajoutant à chacune de ces expressions la métaphrase ou métaobligation Il faut de l'à-venir, on les met en mouvement en espérant que quelque chose en surgira. Entre le "il faut" et l'"à venir", entre l'exigence et l'indétermination absolue, la tension est maximale.

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Propositions

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"Corps et âme" (Ildiko Enyedi, 2017) : Il faut choisir librement ce qui, déjà, en secret, habite nos rêves

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L'Arrangement (Elia Kazan 1969) - Plutôt que ce qu'on m'impose, je préfère être ce que je respecte vraiment, moi-même, rien

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"Il faut œuvrer", à condition que l'œuvrance reste suspendue à l'indécision ("Good Will Hunting", film de Gus Van Sant, 1997)

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L'Horloger de Saint Paul (Bertrand Tavernier, 1974) - quand la mise en acte d'une justice inconditionnelle, non négociable, appelle une solidarité sans réserve

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Le Cameraman (Buster Keaton, 1928) - Le cameraman le plus crédible, le plus digne d'amour, c'est celui qui filme pour rien, sans projet ni intention

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I Absolutely Forbade All Public Photographs of Myself (Jacques Derrida, Yannick Bouillis, 2002-2016)

 


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