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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le pouvoir, le souverain                     Derrida, le pouvoir, le souverain
Sources (*) : Derrida, nos tâches               Derrida, nos tâches
Jacques Derrida - "Voyous - deux essais sur la raison", Ed : Galilée, 2003, p161

 

Frise Beethoven, Belle etincelle divine (Gustav Klimt, 1902) -

Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels

Il faut saluer le seul dieu qui puisse encore nous sauver, un dieu sans souveraineté

Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels
   
   
   
[La] matrice derridienne (ce qui s'en étudie) [La] matrice derridienne (ce qui s'en étudie)
Derrida, Dieu               Derrida, Dieu  
Derrida, le judaïsme                     Derrida, le judaïsme    

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On peut s'étonner que Jacques Derrida choisisse de conclure un texte sur la démocratie, intitulé La raison du plus fort (Y a-t-il des Etats voyous?) par la célèbre citation de Heidegger, dans une interview donnée le 23 septembre 1966 et publiée le 31 mai 1976, cinq jours après sa mort : Nur noch ein Gott kann uns retten, qu'on traduit généralement par : Seul un Dieu peut encore nous sauver. Pour comprendre ce choix, il faut lire l'interview dans son ensemble. Les journalistes veulent forcer Heidegger à donner des réponses politiques claires, mais celui-ci résiste. Il se méfie de la démocratie, qu'il situe du côté de la technique. Il affirme qu'en renouant avec la pensée grecque grâce à ses affinités avec la langue allemande, on peut se rendre disponible à une autre pensée, mais c'est tout ce qu'on peut faire dans l'immédiat. Avec son expression démocratie à venir, Derrida se situe à la fois dans la continuité de Heidegger et en rupture avec lui. Il prend parti pour la démocratie, mais en insistant sur sa liberté radicale, sans l'enfermer dans une définition, une idée ou un concept. Cela le conduit à réinterpréter la phrase de Heidegger, Seul un Dieu peut encore nous sauver. Alors que le Dieu heideggerien nous sauverait de la technique, le Dieu derridien nous sauverait de la souveraineté, ce qui n'est pas la même chose.

Derrida distingue trois sens du mot salut :

- le sauf, le sain, l'immun (retten) [le salut religieux de ce qui est préservé, ménagé, épargné, immunisé, soustrait à un danger ou libéré dans son être propre],

- la santé et la sécurité, l'assurance du salut (heilen) [en allemand, salut se dit Heil, c'est se mettre au service des idoles],

- le salut sans assurance à l'autre qui vient ou qui part (grüssen) [le salut à venir, qui aspire vers l'abîme].

Tandis qu'Heidegger emploie le verbe allemand retten, c'est au sens de grüssen que Derrida retient le salut. Il ne s'agit pour lui ni de sauver la pureté (retten), ni de réparer (heilen), mais de saluer le tout autre dans son altérité irrémédiable.

Il faut, dit Derrida, dissocier le troisième salut (grüssen) des deux premiers (retten et heilen) : "Si, comme j'ai tenté et suis tenté de le faire ailleurs, on dissocie comme inconciliables le salut à l'autre et tout salut de salvation (au sens du sauf, de l'immun, de la santé et de la sécurité), si on tient le salut à l'autre ou à ce qui vient pour irréductible et hétérogène à toute recherche du salut comme salvation, vous devinez vers les parages de quels abîmes nous voici aspirés" (Voyous p160).

Ces abîmes sont ceux d'une mutation, d'une transformation politique où le dieu (sans majuscule) qui pourrait nous sauver serait tout autre, "non souverain" [comme la démocratie à venir, on ne peut le définir que par théologie négative; on ne peut y accéder que par l'adresse à l'autre, l'apostrophe, la prière].

 

 

Heidegger ne définit dans cette interview ni son Dieu, ni son salut (il faut pour cela renvoyer à d'autres textes). Après avoir précisé ce qu'il entend par le premier mot (un Dieu sans souveraineté, celui de la démocratie à venir) et le second (le salut messianique, adressé au tout autre), Derrida est-il encore heideggerien? Rien n'est moins sûr.

 


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